L’ambassadeur d’Algérie en Grèce: «Aucun Algérien ne sera extradé avec des menottes»
Le nombre de harraga algériens établis illégalement en Grèce est passé de 4500 à 700, dont la plupart se trouvent à Athènes, nous a révélé notre ambassadeur en Grèce.
La diminution de ce chiffre s’explique par les procédures accélérées prises par la représentation algérienne à Athènes en étudiant les cas d’Algériens établis illégalement dans ce pays au cas par cas ,ainsi que par la crise économique qui frappe ce pays, laquelle réduit nettement les opportunités d’étrangers de décrocher de postes d’emplois. Selon l’ambassadeur, sur 700 émigrés clandestins en Grèce, entre 350 et 400 sont incarcérés dans les prisons grecques pour leur implication dans des affaires liées à l’atteinte à l’ordre public.En outre, il a ajouté que son instance examine les dossiers des prisonniers algériens et que lui-même se rendait chez eux deux fois par semaine (lundi et jeudi) pour s’enquérir de leur situation et prendre les mécanismes afin de les extrader en Algérie une fois qu’ils purgent leurs peines.Toutefois, il a reconnu que certains d’entre-eux ont réussi quand même à décrocher des emplois dans les domaines de l’agriculture et du commerce, mais ils demeurent toujours sans-papiers.« Aucun Algérien ne sera extradé avec des menottes. Auparavant, on mettait 3 à 4 mois pour convaincre le harrag algérien de revenir au pays, mais à présent l’extradition se fait en l’espace de 3 semaines, car l’immigré clandestin se rend compte de l’inutilité de rester en Grèce», a indiqué le même responsable.«Prendre le large illégalement pour se rendre dans la rive sud de l’Europe n’intéresse pas désormais les jeunes. D’ailleurs, leur nombre a nettement baissé en passant de 4500 en 2009 à moins de 1000 cette année, d’autant que les autorités grecques ont renforcé la sécurité à leur frontière avec la Turquie. Selon lui, une fois en Grèce, les Algériens se faisaient passer pour des Palestiniens pour demander le droit d’asile et passer entre les mailles du filet des forces de sécurité grecques.