L’Asie et l’Europe pour corriger le système financier mondial
La crise financière mondiale s’installe et au fil des jours, les craintes de l’effondrement du système financier se confirment. Aujourd’hui, c’est l’Europe et l’Asie qui se serrent les coudes contre cette crise.
- Le vent de panique qui souffle sur les places financières mondiales ne perd pas en force, bien au contraire. Les bourses poursuivent leur chute vertigineuse, le brut peine à trouver un équilibre et les faillites bancaires guettent chaque jour de nouvelles victimes. Aux États-Unis, Alpha Bank vient de mettre la clé sous le paillasson: le 16ème établissement bancaire depuis le début de l’année. Londres elle, parle carrément de récession même si au regard des indices économiques, le pays n’en est pas encore à ce stade mais la Grande-Bretagne, prudente, préfère anticiper ce qui l’attend.
- C’est ainsi que la crise financière mondiale s’invite actuellement à différentes rencontres internationales même si elle n’y est pas conviée. Elle a dominé ces dernières 48 heures les débats à Pékin qui a accueilli le Sommet Europe-Asie.
- Les 43 pays participants, ceux de l’Asem, se sont à l’occasion engagés à “entreprendre une réforme réelle et de fond des systèmes internationaux monétaire et financier” avant la tenue du sommet du G 20 à Washington, appelé à une plus grande régulation de l’économie mondiale ainsi qu’à une plus forte implication du Fonds Monétaire International dans l’assistance aux pays affectés par la crise du système financier.
- Des réformes, oui, mais loin des notions virtuelles, ou de prises de décisions dont l’application est reléguée aux calendes grecques. Le président français, l’a d’ailleurs souligné dans sa démarche de rallier le monde autour de sommets mondiaux sur la crise. Pour Nicholas Sarkozy, il ne s’agit pas de se réunir uniquement pour parler mais de prendre des décisions concrètes. Sarkozy a en tout cas réussi à “vendre” son idée d’un sommet mondial du G 20, fixé à présent au 15 novembre à Washington. Mais cette rencontre aura-t-elle le mérite d’endiguer la crise, ses décisions globales seront-elles plus efficientes que celles prises unilatéralement par les gouvernements ?