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Le Conseil de sécurité déterminé à renforcer la coopération ONU-Ligue arabe

الشروق أونلاين
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Le Conseil de sécurité de l’ONU, à l’issue d’un débat ministériel sur la situation au Moyen-Orient tenu mercredi, s’est dit déterminé à prendre des mesures concrètes pour renforcer la coopération entre l’ONU et la Ligue arabe.

Lors de ce débat, le Conseil de sécurité a salué les efforts déployés par la Ligue arabe pour contribuer à l’action collective menée pour trouver une solution pacifique aux conflits qui secouent le Moyen-Orient et pour apporter une réponse internationale aux transformations que connaît la région.

De même, il a accueilli également avec satisfaction la nomination du Représentant spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, M. Lakhdar Brahimi, qui, souligne-t-il, “marque une étape majeure de la coopération entre les deux organisations”.

Il ainsi exprime son soutien à l’action qu’il mène pour poursuivre la mission de bons offices du Secrétaire général.

Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a ainsi plaidé pour un meilleur échange d’informations entre les Nations Unies et la Ligue arabe, en précisant que “le dialogue entre les Secrétariats des deux organisations doit être plus fréquent et ciblé”.

L’établissement d’un bureau de liaison de l’ONU au Caire pourrait contribuer à renforcer ces contacts, a-t-il poursuivi, en ajoutant que cette possibilité était en cours d’examen.

De son côté, le Secrétaire général de la Ligue arabe, M. Nabil El-Arabi, a insisté sur le fait que la transparence et la franchise constituaient la base de toute coopération entre la Ligue et les Nations Unies.

M. El-Arabi a estimé que la crédibilité et l’efficacité du Conseil de sécurité, ainsi que la mise en £uvre complète et équitable de ses résolutions, étaient essentielles pour la paix et la sécurité internationales.

Pour sa part, la Secrétaire d’Etat américaine, Mme Hillary Clinton, a rejeté “le choix fallacieux entre la démocratie et l’instabilité”, en considérant que “ces nouvelles démocraties ont besoin de partenariats forts”, avant de souligner que le sort des révolutions arabes était entre les mains des habitants de la région.

Le conflit israélo-palestinien et les changements spectaculaires que connaît le monde arabe depuis 18 mois, en particulier la crise syrienne, ont alimenté la discussion.

“Le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens est dans l’impasse et l’issue pour une solution de deux Etats se referme dangereusement”, a observé M. Ban, en jugeant que l’Initiative de paix arabe était une “pièce essentielle” du cadre de règlement du conflit. S’agissant de la Syrie, le Secrétaire général a appelé tous ceux qui sont susceptibles d’exercer une influence sur ce dossier de persuader les parties concernées qu’il n’y a pas de solution militaire à la crise.

Sur cette situation de conflit, M. El-Arabi a, quant à lui, estimé que le Conseil de sécurité n’avait réalisé aucun de ces objectifs en raison de désaccords entre ses cinq membres permanents.

“Si l’on veut que la mission du Représentant spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue arabe, M. Lakhdar Brahimi, soit couronnée de succès, le Conseil de sécurité doit le soutenir dans ses efforts”, a-t-il dit.

Pour le ministre russe des affaires étrangères, M. Sergey Lavrov, les Etats qui ont incité les opposants au Président syrien Bachar Al-Assad à rejeter le dialogue et la mise en place d’un cessez-le-feu, tout en demandant simultanément la capitulation inconditionnelle du régime, ont une part importante de responsabilité dans le bain de sang en Syrie.

Au sujet du conflit israélo-palestinien, la plupart des intervenants ont souhaité une relance du processus de paix, encourageant les parties à la reprise des négociations.

La ministre sud-africaine des affaires étrangères, Mme Maite Nkoana-Mashabane, a, pour sa part, affirmé qu’un alignement stratégique entre le Conseil de sécurité et les organisations régionales donnait des résultats, comme c’est le cas pour la Somalie et le Soudan.

La ministre a jugé que la Ligue arabe était la mieux placée pour comprendre les dynamiques et les causes des conflits dans le monde arabe.

C’est à l’ONU de renforcer sa contribution à la coopération avec la Ligue, a-t-elle estimé, en ajoutant que le Conseil de sécurité devrait être cohérent et s’abstenir de se montrer sélectif sur des questions qui peuvent servir les intérêts de certains de ses membres.

Concernant le conflit israélo-palestinien, Mme Nkoana-Mashabane a estimé que la coopération du Conseil de sécurité qui existe actuellement avec la Ligue arabe sur la question du Moyen-Orient était décevante.

Le Conseil n’a toujours pas donné un appui réel aux efforts entrepris par la Ligue, a-t-elle regretté, en constatant également les divisions du Conseil sur la question de l’adhésion de la Palestine à l’ONU.

Sur la crise syrienne, le Conseil devrait, a-t-elle estimé, agir de façon équilibrée en exerçant des pressions sur toutes les parties en vue d’obtenir une cessation immédiate des hostilités.

Selon elle, ceux qui aident militairement l’une ou l’autre des parties ne font que perpétuer l’effusion de sang et compliquer le règlement du conflit.

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