Le corps d'un marocain égorgé retrouvé à Oujda :Il a fourni des explosifs pour l'attentat du palais du gouvernement
De sources sûres, Echorouk apprend que le corps d'un contrebandier, connu dans les milieux des réseaux criminels activant à la frontière Ouest de l'Algérie, a été retrouvé il y a quelques jours à Beni Drar près de Oujda au Maroc.
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Les services de sécurité algériens ont réussi, sur la base d’informations fournies par des trafiquants arrêtés, à identifier le contrebandier, assassiné dans des circonstances indéterminées, comme étant impliqué dans diverses affaires de trafic de drogue qu’il faisait passer en Algérie par la frontière ouest.
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Les services de la Gendarmerie Nationale avaient déjoué plusieurs de ses opérations et avaient saisi d’importantes quantités de stupéfiants destinés à être vendus au niveau de la capitale.
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Les investigations ont permis de confirmer son identité. Il s’avère qu’il était le chef des réseaux de trafic de drogue en plus de son implication dans d’autres types de contrebande. La responsabilité de l’individu en question est prouvée dans la contrebande d’une importante quantité d’explosifs, de la frontière à Maghnia, avant son acheminement en Kabylie vers l’atelier de préparation de voitures piégées dans un des fiefs du GSPC, appelé aujourd’hui Al Qaida au Maghreb.
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L’enquête a révélé que les explosifs ont été transportés dans des sacs à dos et utilisés dans les attentats suicides perpétrés à Alger le 11 avril 2006, inaugurant une série d’opérations terroristes de ce genre. Les données en possession d’Echorouk précisent qu’une quantité de mines antipersonnelles a été transférée vers l’atelier de fabrication d’explosifs à Beni Drar -que gère le contrebandier marocain- pour en extraire le TNT. Le nom de cette personne revient également dans une autre affaire de trafic de détonateurs et de mines saisis par les services de la gendarmerie de Tlemcen.
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- L’assassinat du trafiquant qui bénéficiait d’une grande liberté de mouvements au Maroc a suscité moult interrogations sur les raisons de son élimination. Des observateurs écartent l’hypothèse qu’il ait été assassiné par des chefs de réseaux de contrebande car il était en quelque sorte le père spirituel de ces bandes sur lesquelles il avait une certaine autorité. Cet assassinat coïncide, par ailleurs, avec plusieurs faits. D’abord, l’ouverture par la justice algérienne du dossier relatif au trafic d’explosifs vers l’Algérie, la progression de l’enquête des services de sécurité sur l’origine des explosifs, l’arrestation de maghrébins qui voulaient rejoindre les rangs d’Al Qaida ainsi que celle d’un des prisonniers qui s’étaient évadés du pénitencier de Qenitra dans la ville de Oujda.