Le FLN à Ouyahia: «Donnez une preuve sur l’argent sale !»
La tension semble s’exacerber de plus en plus entre les deux partis du pouvoir le FLN et le RND.
Le Front de libération nationale (FLN) a demandé à Ouyahia d’apporter des preuves de ses accusations contre le vieux parti d’avoir recouru à la chkara (argent sale) lors des dernières élections de renouvellement de la moitié des membres élus du Sénat.
Pour le FLN, Ouyahia souffre du complexe du « premier parti », en faisant bien entendu allusion à l’ex-parti unique.
En effet, les accusations de Ahmed Ouyahia n’ont pas été du goût de la formation de Saâdani qui, elle, n’a pas tardé pour lui répliquer dans un communiqué publié sur son site électronique: « Certains souffrent toujours d’un complexe du premier parti et évoquent – lors de leurs sorties médiatiques- la place et la crédibilité du vieux parti. Ils doutent encore de la majorité obtenue par le parti à l’occasion de chaque échéance électorale et prétendent être réjouis de leurs résultats obtenus grâce, selon eux, à la mobilisation de leurs élus et non pas à la chkara, oubliant que c’était Amar Saadani qui avait appelé publiquement à moraliser l’action politique et à déchirer la chkara (brûler l’argent sale) ».
S’agissant des accusations de recours à l’argent sale lors des dernières sénatoriales, le FLN demande au RND de donner des preuves: « Ils se targuent de la légitimité de leurs élus ayant remporté les élections devant ceux des autres formations! Si le FLN avait décidé de refuser les alliances à la veille de ces échéances, cela renforcerait sa confiance envers ses élus qui constituent la majorité dans la plupart des assemblées élues et cette stratégie a prouvé ses mérites avec une victoire écrasante lors des sénatoriales et à ceux justifiant leur échec par l’argent sale et le parti pris de l’administration d’apporter des preuves!»
Pour ce qui est de l’article 51 du projet de loi de révision constitutionnelle, le FLN reproche à son rival le fait de douter du nationalisme des binationaux: « Nous au sein du FLN, nous disons: où est le crime de céder le champ aux citoyens algériens, dont les binationaux, souhaitant de briguer des hauts postes de responsabilité et de contribuer au service et au développement de leur pays d’origine? Mais le crime réside dans le doute de leur nationalisme et leur compétence et de les taxer de trahison et d’incompétence sans aucune preuve », martèle le FLN.
« Qu’ils sachent, ceux qui pêchent en eau trouble, qu’ils ne puissent, malgré leurs manœuvres, de nuire le lien liant le premier parti et son Président, le président de la République », conclut-il.