Le ministre de la communication Abderachid Boukerzaza au forum d’Echorouk : Nous n’avons reçu aucune demande d’Al Jazzera pour l’agrément de son bureau en Algérie
Le gouvernement ne reproduira pas l’expérience du renforcement du secteur privé au détriment du secteur public
Le ministre de la communication, Abderachid Boukerzaza, a assuré que le gouvernement n’a reçu aucune demande officielle de l’administration de la chaîne qatarie Al Jazzera, pour un agrément d’un bureau propre à elle. Il n’est pas impossible que l’Etat permette le retour de la chaîne en cas où les cause et raisons de l’Etat algérien qui l’ont poussé à prendre cette décision se dissipent.
En ce qui concerne la fermeture du domaine audio visuel, le ministre assure que l’état ne fera pas une seconde fois l’erreur d’ouvrir l’opportunité aux privés , afin d’éviter d’arriver aux résultats enregistrés au niveau de la presse écrite d négatifs sur le secteur public et à son détriment .
Par ailleurs, M. Boukerzaza assure qu’il n’existe aucune directive des autorités qui interdise des informations aux journalistes. D’après lui, la difficulté d’arriver que rencontrent les hommes de l’information pour arriver à ces dernières n’est qu’une réalité dictée par l’absence de mécanismes qui domptent la relation entre les journalistes et les institutions officielles.
Le ministre assure qu’il n’y a aucune volonté du gouvernement pour bloquer l’information aux journalistes, mais il faut des règles qui régissent, le ministre par intérim actuel de la défense n’autorise aucun journaliste à lui parler pour arriver à l’information. Parmi les démarches que compte entreprendre l’Etat à cet effet : la création d’une instance qui représente le haut conseil de l’information, et qui sera chargé d’éditer une carte unifiée pour les journalistes, pour s’orienter ensuite vers la spécialisation des journalistes.
L’orateur considère que l’organisation de conférences de presse du conseil du gouvernement est un pas des autorités pour l’ouverture aux médias.
Pour ce qui est la fermeture des sources d’information aux journalistes, le représentant du gouvernement explique le fait par la nature désorganisée de l’exercice du métier de l’information , ce qui suscite une autre question : qui est l journaliste ? S’ajoute à cela la culture de cacher, ancrée dans la société algérienne.
Le ministre de la communication évoquera la guerre menée par le groupe salafiste pour la prédilection et le combat qui a pris le nom d’Al Qaida dans le Maghreb islamique, après son échec dans les affrontements sur terrain ; il dira être en guerre de communication , et les terroristes tendent à exister par la communication, il existe des intermédiaires qui aident ces terroristes à évoquer leurs sujets ,ajoutera t il avant d’inviter les journaliste à être prudents lors de la transmission des informations sécuritaires vu leur sensibilité.
Selon les statistiques évoquées par le ministre, 97% des plaintes déposées à l’encontre des journalistes ont été levées par des citoyens e des individus, il considère les chiffres comme positifs , , vu que 3% des poursuites judiciaires sont entamés par des entreprises.
Le ministre souligne que ces plaintes sont déposées après le refus du journal de publier une réponse (ce qui est autorisé par la loi). Il appellera à cet effet les éditeurs à appliquer la loi 90/7 relatifs à l’information, et à respecter le droit de réponse
En outre, le ministre reconnaîtra également les conditions sociales et professionnelles difficiles des journalistes algériens, ce qui limite selon ses propos leur rendement, et vu les pressions auxquelles ils sont sujets. En revanche il responsabilise les journalistes eux même, puisqu’ils n’ont pas encore réussi selon le ministre à ‘organiser dans leur cadre professionnel pour qu’ils soient représentés convenablement, pou transmettre leurs préoccupations.
Pour M. Boukerzaza, il est temps de régler la question des logements sécuritaires, et remettre les choses en place par un dialogue avec les journalistes eux-mêmes.
En ce qui concerne le problème de logement, le ministre conseillera aux journalistes de s’orienter vers le logement social participatif, avec l’aide du ministère de l’habitat, mais la présentation de ce projet dépend également de l’aide des journalistes eux même au ministère en trouvant une représentation dans le cadre de l’absence d’un syndicat fort.
Il citera également le nouveau décret qui a traité le problème de la formation et de la spécialisation des journalistes qui se fera par l’Etat.
Boukerzaza annoncera la décision du gouvernement le retour prochain au système de diffusion sur des courtes fréquences après l’avoir arrêté durant les années précédentes , ajoutant que le gouvernement construit une station spéciale pour ce genre de diffusion à Sidi Belabes. Le gouvernement a aussi entrepris le renforcement des stations de diffusion sur les ondes FM pour garantir une couverture à 100%.
Le ministre dira que le droit du citoyen à l’information est l’axe le plus important dans la politique de communication que le gouvernement œuvre à appliquer, par un appui à l’information de proximité pour affronter les colonisations enregistrées dans l’exploitation de l’information à travers le territoire national.
Finalement, le ministre dévoilera que le projet de la loi sur la publicité est en cours de préparation pour qu’il soit dans un cadre légal qui mettra fin à l’anarchie qui sévit dans le domaine de communication publicitaire.
Il énumère le nombre de ce genre d’entreprises à 2 300 entreprises qui échappent au contrôle de l’Etat.