Le Mujao rompt à nouveau les négociations pour libérer les diplomates algériens
Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) a annoncé dimanche avoir à nouveau rompu les négociations pour la libération des sept otages algériens et avoir reçu en renfort des combattants pour le jihad, sans en préciser le nombre.
« Nous avons rompu les négociations pour la libération des otages algériens. L’Algérie cherche à gagner du temps. Notre mouvement est prêt à prendre ses responsabilités si (elle) tente de libérer les otages par la force », indique un communiqué du Mujao transmis à l’AFP. « Nous maintenons nos revendications. Les intermédiaires du gouvernement algérien ont reçu notre message. Les négociations sont rompues », ajoute le communiqué signé de son porte-parole, Adnan Abu Walid Sahraoui. Fin avril, l’organisation avait dénoncé l’échec des négociations avec Alger. Le 8 mai, elle avait fixé un ultimatum de « moins de 30 jours » pour satisfaire ses revendications et elle avait affirmé en juin que les négociations pour la libération des otages algériens avançaient. Le Mujao réclame 15 millions d’euros pour la libération du consul d’Algérie à Gao et de six de ses collaborateurs, enlevés le 5 avril dans la ville malienne de Gao (nord-est). Il a par ailleurs revendiqué le rapt de deux femmes, une Italienne, une Espagnole, et d’un Espagnol, tous trois enlevés fin octobre 2011 dans l’ouest de l’Algérie où ils travaillaient dans des camps de réfugiés saharouis proches de Tindouf, comme coopérants pour des associations humanitaires. Il avait menacé le 16 mai de les tuer et réclame 30 millions pour leur libération.