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La tension monte en puissance entre la tutelle et les magistrats

Le SNM menace: «On ne se laisse pas faire»

Echoroukonline
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D.R
Tutelle vs Magistrats: chaque camp campe sur sa position

Le communiqué du ministère de la Justice sensé calmer un tant soit peu les esprits des magistrats n’a fait que raviver la colère de ces derniers qui se disent déterminés à poursuivre leur débrayage pour la deuxième semaine consécutive et de boycotter les activités judiciaires.

Usant d’un ton tranchant, le Syndicat national des magistrats (SNM) a menacé de hausser le ton davantage si l’on touche à un juge ou membre de la corporation.

En effet, les grévistes ont refusé samedi de rejoindre leurs postes, estimant que la solution proposée par la tutelle est en deçà des attentes des magistrats, qui rejettent toujours le mouvement opéré récemment.

 Nous sommes victimes de ceux qui gèrent le secteur depuis des décennies

Dans un communiqué rendu public samedi, le Syndicat a affirmé le maintien du mot d’ordre de grève, le boycott des activités judiciaires tout en veillant à éviter des dérives en réaction à des « décisions arrogantes » prises par la tutelle. Les magistrats demandent à celle-ci de cesser ce qu’ils qualifient de « mesures policières » car de telles positions sont de nature à porter atteinte à la dignité du magistrat et à l’autorité de l’institution judiciaire.

Par ailleurs, le SNM a dit qu’il n’a pas besoin de leçon de patriotisme, tout en refusant d’être traités de « relais de la issaba», tout en affirmant être victimes de ceux qui ont géré le secteur depuis des décennies et qui sont démasqués par le récent mouvement annuel opéré dernièrement.

Par ailleurs, ils ont réitéré leur « principale revendication qui consiste à la consécration de l’indépendance de la justice ».

Les magistrats ont également affirmé qu’ils ne reculeraient pas face aux intimidations car il s’agit là d’une question de principe, et associer la sanction des corrompus au mouvement annuel opéré dans le corps des magistrats ne fait que réduire les sacrifices et le travail accomplis par ces derniers.

De l’avis de la corporation, lutter contre la corruption passe par son éradication et non pas par son transfert d’une région  à une autre.

Les grévistes se disent prêts pour le dialogue sans entêtement ni conditions préalables, à condition que le département de Belkacem Zeghmati abandonne sa position et ne pose plus de conditions préalables.

«La grève n’est qu’un résultat de cumul d’injustices dont sont victimes les magistrats, et le mouvement annuel qui devrait avoir lieu en juillet dernier n’est autre que la goutte qui a fait déborder le vase», soutient-ils.

Ilham Bouteldji / Traduit par : Moussa. K.

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