Le transfert libre est devenu un moyen d’absorption de la réserve algérienne
Le ministre des finances Karim Djoudi a indiqué que les mesures de la loi de finances complémentaire visent à protéger les sociétés algériennes publiques et privées, et non pas à les pénaliser tel que le voient quelques antagonistes à ces mesures.
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Djoudi a déclaré que le pari principal est de renforcer le pouvoir de tous les intervenants et partenaires notamment privés pour assurer plus de postes d’emplois, tout en indiquant que l’état n’est plus en mesure d’assurer à lui seul les postes d’emplois et donc il est nécessaire de faire participer les producteurs privés.
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Djoudi a déclaré que l’état créera des postes d’emplois directs et financera les postes d’emplois temporaires et encouragera la création de l’emploi à travers l’expansion de la demande publique dans le domaine de la construction et des travaux publiques et les services. Et il a ajouté que le défi est que ces emplois soient des postes de travail permanents et non pas provisoire dans un marché qui donne des opportunités à travers la diversification des postes d’emplois et des recettes au profit d’une nation entière.
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Djoudi a révélé à l’APS que les modifications organiques rentrant dans le cadre de l’ouverture sur le commerce extérieur, ont causé aux entreprises nationales la perte de leurs structures et ne peuvent plus élever leur niveau de production. Cela a engendré la satisfaction d’une grande partie de la demande globale à travers la proposition de l’importation. En d’autres termes on a avantagé le commerce sur la production, ce qui a poussé l’état algérien à travers la loi de finances complémentaire à réorienter les investissements directs étrangers vers le développement des domaines d’une exportation diversifiée pour remplacer l’importation au lieu de la réalisation de bénéfices résultants de l’activité d’importation.
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La loi de finances complémentaire vise à renforcer les opérations de liquidation des pratiques du commerce extérieur, et dans ce sillage on a induit la règle de la présence obligatoire des personnes enregistrées dans le registre de commerce dans le cadre des opérations d’importation ou de contrôle sur les frontières pour la conformité des produits importés.
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Quant à la régularisation des importations à travers le crédit documentaire, Djoudi a déclaré que la mesure a été prise dans le but de garantir le contrôle, le suivi et l’évaluation des opérations financières extérieures, parce que le crédit documentaire est le meilleur moyen de protection des opérations commerciales internationales, indiquant que le transfert libre a beaucoup affecté l’Algérie.
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Djoudi a indiqué que si on a opté pour le crédit documentaire c’est parce que le transfert libre a envahi le marché par les produits de mauvaise qualité, en plus d’un nombre d’insuffisances, dont le transfert libre qui est devenu un moyen d’absorption de la réserve algérienne en matière de devises accompagnée de la valorisation des prix d’opération et la régression de la qualité des produits.
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La mesure s’applique sur les produits importés dont la valeur dépasserait les 100.000 DA brut avec le chargement direct par les opérateurs économiques privés.