L’Égypte expulse des algériens qui voulaient se rendre à Ghaza: Un algérien rencontre le Hamas
Les autorités égyptiennes ont expulsé, en fin de semaine dernière, deux algériens qui tentaient de s’infiltrer dans la bande de Ghaza. L’un d’entre eux avait déjà réussi à s’y rendre en janvier dernier et s’est établi depuis au Caire.
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Une source proche du dossier, qui a requis l’anonymat, a indiqué que les deux individus sont frères. Ils ont la double nationalité, algérienne et française, et travaillent dans la région de la Seine-Saint-Denis, près de Paris.
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Le cadet, âgé de 23 ans, était depuis janvier au Caire, et fréquentait une mosquée de quartier de Rehab pour y étudier l’arabe et l’islam. L’aîné, âgé de 26 ans, l’avait rejoint en février.
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Le plus jeune des deux frères s’était engouffré dans la bande de Ghaza grâce à une brèche, faite par le Hamas, à la frontière de Rafah pour briser le blocus imposé dans la bande de Ghaza depuis deux ans. L’individu a rencontré alors plusieurs responsables du mouvement palestinien Hamas et a étudié avec eux les moyens de venir en aide à la population assiégée dans cette région.
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Les services de sécurité ont, sans inculpation, arrêté les deux frères en demandant à l’un d’eux, le cadet, de repartir en France, après 15 jours de garde à vue.
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L’ainé s’est également vu intimer l’ordre par la Sécurité de l’Etat de quitter l’Egypte, après qu’il ait, lui aussi, tenté de se rendre dans la bande de Ghaza, avant de repartir en France, puis de revenir en Égypte pour une nouvelle et vaine tentative de franchir la frontière. Ce dernier avait été arrêté dans la ville d’Al-Arich, à une cinquantaine de kilomètres de Rafah.
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Il est à noter que les autorités égyptiennes procèdent régulièrement à des expulsions d’Occidentaux proches de milieux islamistes vers la France ou la Belgique.
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Ces arrestations sont plus fréquentes au Caire et à Alexandrie où affluent des étrangers sous prétexte d’apprendre l’arabe et de suivre des enseignements coraniques.