Les aides cesseront en juillet 2009: Des victimes de la tragédie nationale de nouveau au chômage
Les travailleurs du secteur de l’éducation et de l’enseignement, licenciés de leurs postes dans le cadre de la lutte antiterroriste, ont adressé une lettre de protestation au président de la république pour que justice soit faite et que les indemnisations décidées dans le cadre de l’application de la charte de la tragédie nationale soient revues.
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Les indemnisations en question ne dépassaient pas les 27 mille dinars d’autant plus que les allocations qui leur sont allouées par la Caisse Nationale d’Assurance Chômage, et qui ne dépasseront pas les neuf mille dinars arriveront à leur terme l’été 2009.
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Les concernés par ces aides pécuniaires, des pères de familles démunies pour la plupart, se retrouveront donc de nouveau sans ressources et au chômage. Ils réaffirment qu’ils ne sont pas des terroristes, qu’ils n’ont jamais activé au sein de leurs rangs mais ils avaient été poursuivis pour appartenance “au parti interdit” ou “non dénonciation de groupe terroriste”.
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Au cours d’une rencontre avec certains de leurs représentants, ces personnes se sont plaintes : les commissions de wilayas chargées de la réinsertion et l’indemnisation des personnes qui ont fait l’objet de licenciement pour des raisons liées à la tragédie nationale ont refusé de les réintégrer à leurs postes même si la loi est claire dans ce sens.
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Les concernés ont indiqué que leur situation a été régularisée au début de l’année 2007 conformément à l’arrêté relatif à l’indemnisation. Sur cette base, le montant de l’indemnisation a été fixé à 30 mille dinars bruts pour les enseignants qui touchaient en 1995 un salaire de 11 mille dinars, pour atteindre 27 mille dinars nets après défalcation des cotisations de la sécurité sociale établies à 9% avant le transfert de leurs dossiers à la Caisse Nationale d’Assurance Chômage.
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Les indemnisations ont été calculées sur la base de l’ancien salaire des employés de l’éducation pour qu’ils puissent bénéficier d’une moyenne d’une indemnisation dégressive entre 100% et 50% sur la période allant d’avril 2007, début de l’indemnisation, à juillet 2009 où l’indemnisation atteindra 9 mille dinars seulement.
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Ces bénéficiaires avaient saisi le président de la commission consultative de promotion et de protection des droits de l’homme qui leur avait promis une régularisation. Ils ont également évoqué la réinsertion de certains travailleurs de l’éducation dans quelques wilayas. Une source proche du dossier a expliqué qu’il s’agissait de personnes disculpées des faits qui leur étaient reprochés, ils ont par conséquent été réintégrés à leurs postes de travail.
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Selon les données disponibles, ils seraient plus de 1200 fonctionnaires licenciés de leurs emplois, dont la plupart entre 1995 et 1997.