Les États-Unis expriment leur inquiétude devant les fraudes présumées lors de la présidentielle
Les États-Unis ont exprimé leur espoir de recevoir une réponse des autorités algériennes à des rapports sur des prétendues fraudes qui auraient entaché l’élection présidentielle qui a abouti à la réélection du président Bouteflika par plus de 90% des suffrages exprimés.
- Le département américain des affaires étrangères n’a pas été catégorique sur ces fraudes, mais justifie sa position partant des accusations de fraudes portées par des parties que le département ne révèle pas, ainsi que le boycott du scrutin par des partis d’opposition. Ceci montre en tout cas que les thèses américaines ne sont pas nouvelles, puisque l’on savait dès le départ que les partis de l’opposition boycotteraient l’élection.
- La position américaine contraste vivement avec celle des représentants de l’Union Africaine, de la Ligue Arabe et de l’Organisation de la Conférence Islamique qui ont attesté du bon déroulement de l’élection présidentielle, qualifiée de libre et démocratique. Ces représentants ont aussi assuré qu’il n’avaient reçu aucune plainte de la part des candidats.
- « Nous avons appris qu’il y a eu des plaintes et que certains partis d’opposition ont boycotté le scrutin », a indiqué le porte-parole du département américain des affaires étrangères, ce qu’il l’a amené à exprimer « les inquiétudes » de son pays quant à la validité de l’élection, sans pour autant remettre en doute sa légitimité.
- Le responsable américain dit espérer que le gouvernement algérien réponde à ces préoccupations, tout en assurant par ailleurs qu’il n’y a aucun élément qui pourrait laisser penser que les États-Unis ne continueront pas leur coopération avec le président Bouteflika lors de son prochain mandat.
- Ces propos montrent notamment que les États-Unis ne veulent pas aller trop loin avec cette affaire, préférant conserver les intérêts grandissants entre les deux parties, y compris en matière de lutte antiterroriste. « Ces plaintes ne perturberont pas les relations bilatérales », a assuré devant la presse le porte-parole du département des affaires étrangères.
- Cette position critique sur le déroulement du scrutin est la première du genre à être affichée depuis l’élection de Bouteflika président de la république en 1999, une position conforme avec les déclarations des responsables des partis qui ont appelé au boycott des élections.