Les PME à la rescousse de l’Union Méditerranéenne
Cette manifestation qui se tient sous le haut patronage du président de la république française, Nicolas Sarkozy a regroupé de nombreuses personnalités du monde des affaires et du monde politique. Ainsi, une délégation algérienne a été invitée à prendre part ce mardi 3 juin à cet événement présenté par les organisateurs français comme la « préfiguration économique » du sommet des chefs d’Etat. La délégation algérienne est conduite par M. Zaïm Bensaci, Président du conseil national consultatif pour la promotion des PME (CNC/PME) qui représente, à cette occasion, le président du Conseil national économique et social (CNES) Mohamed-Seghir Babès, absent pour on ne sait quelle raison.
Faire de la PME un moteur de l’Union pour la méditerranée est assurément un projet ambitieux mais c’est aussi une manière plus pratique et plus immédiate d’aller à l’essentiel. Et l’essentiel en l’occurrence, est de dépasser les considérations ou contingences politiques pour faire de l’économie un puissant vecteur d’échanges et de croissance économique pour les pays du pourtour de la méditerranée. D’après un sondage Ipsos réalisé pour l’occasion, 75% des chefs d’entreprises interrogés de part et d’autre de la Méditerranée veulent établir un « partenariat privilégié » avec des entreprises implantées dans l’autre rive. Le panel représente plus de 900 patrons de PME de six pays méditerranéens (France, Espagne, Italie, Algérie, Maroc, Tunisie). Pour 42% d’entre eux, la priorité est au soutien à la création d’entreprises. 38% souhaitent, en premier lieu, être plus étroitement associés à l’élaboration des réglementations. Viennent ensuite, dans l’ordre des priorités, l’harmonisation fiscale (34%), la facilitation de l’accès au financement (29%) et le soutien à l’innovation (20%).
Ainsi les patrons des pays du Maghreb se montrent très attachés à la création d’une banque d’investissement (43%), avec un record en Algérie (83%). En revanche, les entrepreneurs européens, surtout en France, mettent davantage l’accent sur la création d’une chambre de commerce et d’industrie spécialement dédiée à l’UPM. D’après une source informée, le choix de Marseille n’est pas innocent puisque la cité Phocéenne est « officieusement » en lice pour abriter le futur siège de l’UPM.