Les priorités d’Obama
Fidèle à ses promesses électorales, le président américain élu Barack Obama réaffirme son intention de procéder au retrait graduel des troupes américaines d’Irak et de fermer Guantanamo, la prison de la honte. Obama s’exprimait sur la chaîne CBS à laquelle il a accordé sa première interview télévisée.
- Barack Obama s’est prononcé sur des sujets cruciaux lors de son premier entretien télévisé, appuyant ses promesses et respectant les positions qu’il défendait durant sa campagne électorale présidentielle.
- Sans ambages, le président américain élu avance une nouvelle fois le délai de 16 mois, nécessaire au retrait graduel des troupes américaines d’Irak qu’il entamera dès son investiture à la Maison Blanche le 20 janvier prochain. Pratiquement sans surprise, lorsque l’on sait qu’Obama s’était opposé dès 2003 à la guerre en Irak, une guerre qui fait de moins en moins l’unanimité, qui a coûté la vie à plus de quatre mille GI et alourdit le budget de l’état.
- Le futur occupant du bureau ovale veut donc, conformément au délai qu’il évoque, retirer l’essentiel des troupes d’ici à l’été 2010, ce qui pourrait remettre en cause l’accord sécuritaire américano-irakien qui lui, fixe le retrait pour fin 2011.
- Le retrait des troupes d’Irak ne signifie cependant pas un revirement dans la politique étrangère américaine car Obama entend bien poursuivre la lutte “antiterroriste” en s’imposant sur d’autres territoires comme l’Afghanistan où il compte réaffecter une partie des soldats actuellement en Irak.
- D’autre part, le président élu réitère son engagement face à “un symbole des excès de la lutte contre le terrorisme” menée par Bush notamment en fermant le centre de détention de Guantanamo où des hommes déclarés “combattants ennemis” par un tribunal militaire sont détenus pour une durée illimitée sans aucun chef d’inculpation et où la torture est légion, selon des témoignages de “rescapés” de cet enfer.
- Obama ajoute que la fermeture de Guantanamo “fait partie d’un effort pour permettre à l’Amérique de retrouver son rang sur le plan moral”. Le futur président chercherait-il à expier les fautes de son prédécesseur ?