L’expérience antiterroriste algérienne au menu, au lendemain de l’attentat de Nouakchott
Le ministère de la défense nationale a annoncé hier la tenue au siège de la sixième région militaire, d’une rencontre entre les chefs d’état-major des armées algérienne, mauritanienne, malienne et nigérienne afin de coordonner les efforts de lutte contre la criminalité transfrontalière et le terrorisme.
- Le ministère de la défense a indiqué que cette première rencontre du genre s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération militaire et sécuritaire entre ces pays.
- Les chefs d’état-major des armées des quatre pays examineront les moyens et mécanismes à même de renforcer la lutte contre les réseaux criminels spécialisés dans le crime organisé, activant sur la bande frontalière, principalement le terrorisme.
- Dans son communiqué, la Défense a estimé que la rencontre constitue une opportunité pour toutes les parties afin de soulever des questions d’intérêt commun et d’échanger les points de vue.
- Selon les observateurs, cette rencontre fait suite à l’attentat suicide qui a visé le siège de l’ambassade de France à Nouakchott, la capitale mauritanienne, occasionnant des blessés; première opération suicide du genre perpétrée par un jeune qui s’était entraîné dans des camps au nord du Mali, près de la frontière algéro-malienne.
- Des sources bien informées ont souligné que la coordination en termes de renseignements pour contrer les menaces terroristes de l’organisation dite Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat qui œuvre à exporter ses actions en dehors de l’Algérie tentant par là de prouver son allégeance à Al Qaida, sera au centre des débats. L’expérience de l’Algérie dans la lutte contre les attaques suicide sera ainsi présentée, après que de nombreuses opérations suicide aient été déjouées, notamment à Tadmait dans la wilaya de Tizi-Ouzou et à Relizane.
- Une feuille de route basée sur la coordination sécuritaire pourrait être établie à l’issue de la rencontre, d’autant que l’Algérie avait auparavant demandé aux états voisins une intensification des efforts pour lutter contre le phénomène transfrontalier qu’est le terrorisme, en renforçant la surveillance sur les frontières et le contrôle de la circulation des personnes, en éradiquant les bases arrières du terrorisme, particulièrement l’émigration clandestine, le trafic d’armes sur l’axe Niger Mali, et de stupéfiants sur l’axe Maroc Mauritanie via l’Algérie.