Liban: le Hezbollah a “rétabli la situation”, selon un journal syrien
journal officiel syrien al-Baas a estimé dimanche que l’opposition, et plus spécifiquement le Hezbollah, avait “rétabli la situation” au Liban face à la menace d’une mainmise américaine et israélienne sur le pays.
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“Les Américains, qui comptaient prendre de court les forces nationalistes de l’opposition, à commencer par la résistance (le Hezbollah), à travers un coup d’Etat planifié à Washington, ont été surpris par l’opposition, qui a rétabli la situation au Liban”, a jugé al-Baas. Selon le quotidien, l’action menée par l’opposition libanaise est destinée à “éloigner les ingérences étrangères et à empêcher les complots qui visaient à transformer le Liban (…) en protectorat israélien et en nouveau tête de pont américain dans la région”.
Des affrontements meurtriers ont opposé ces derniers jours des partisans de l’opposition et du gouvernement, notamment à Beyrouth, où le Hezbollah et ses alliés de l’opposition ont conquis vendredi les quartiers ouest avant de se retirer samedi, sur injonction de l’armée. La décision du gouvernement d’enquêter sur un réseau de télécommunications mis en place par la milice chiite, et le limogeage du chef de la sécurité de l’aéroport de Beyrouth jugé proche du Hezbollah avaient, au préalable, été décrits comme une “déclaration de guerre” par le chef du parti, Hassan Nasrallah.
“Les récents évènements survenus au Liban prouvent que le coup monté par les Américains et leurs hommes au Liban leur est revenu à la figure”, a encore affirmé al-Baas. Le président syrien Bachar al-Assad s’est dit samedi opposé à une “internationalisation” de la crise au Liban, répétant qu’il s’agissait d’une “affaire intérieure libanaise”.
La majorité libanaise, soutenue par l’Occident notamment, accuse la Syrie, ex-puissance tutélaire au Liban, et l’Iran de bloquer toute solution à la crise politique. L’opposition, proche de Damas et Téhéran, accuse à l’inverse le pouvoir actuel d’être inféodé à Washington.