L’Italie désavoue Berlusconi
Plusieurs centaines de milliers de personnes défilaient jeudi dans les rues de Rome, alors que d’autres manifestaient dans d’autres villes d’Italie pour protester contre la réforme de l’éducation nationale.
- La rue italienne gronde déjà depuis quelques jours protestant contre la situation socio-économique du pays et les réformes du gouvernement Berlusconi, notamment celle relative à l’éducation nationale.
- L’Italie a fait l’école buissonnière durant 24 heures au lendemain de l’adoption d’une nouvelle loi scolaire controversée et dénoncée depuis un temps par les parents, les élèves, les professeurs et l’opposition politique.
- Les manifestants contestent en effet la réforme, adoptée mercredi soir par le parlement, qui occasionnera la suppression de milliers d’emplois et mettra en péril l’école publique, d’autant plus que le même parlement prévoit de débloquer de nouvelles enveloppes budgétaires pour encourager l’école privée.
- Le gouvernement a fait la sourde oreille en votant cette loi sous prétexte «de supprimer les dépenses inutiles et de mettre l’école italienne au niveau de ses homologues européennes» et n’entend pas reculer devant la grogne de la rue. Le chef du gouvernement lui-même fait porter le chapeau de cette mobilisation populaire à l’opposition. Silvio Berlusconi estime que le dialogue est impossible avec une opinion publique manipulée par le centre gauche.
- Il devra en tout cas réagir devant cette situation et calmer les protestataires qui préparent la grève générale de l’enseignement supérieur le 14 novembre prochain.