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L'Opep refuse d’être prise comme bouc émissaire dans la crise

L'Opep refuse d’être prise comme bouc émissaire dans la crise

L'Organisation de pays exportateurs de pétrole (Opep) n'est pas prête à payer pour sauver les autres pays de la crise financière, comme l'a suggéré Londres, et pourrait encore réduire son offre de brut pour endiguer la chute des prix, a indiqué mardi son secrétaire général.

  •       “S’il vous plaît, ne comptez pas sur nous pour vous renflouer parce que   nous sommes pour la plupart des pays pauvres”, a prévenu mardi Abdallah   el-Badri, secrétaire général de l’Opep, au cours de la conférence “Oil and   Money” organisée dans la capitale britannique.
  •      Le Premier ministre britannique Gordon Brown a en effet suggéré que la   Chine et les pays producteurs de pétrole du Golfe contribuent à augmenter les   ressources financières du Fonds monétaire international (FMI) afin d’aider les   pays en difficulté à sortir de la crise financière.
  •      M. Brown a souhaité que   les réserves du FMI, actuellement de 250 milliards de dollars, soient   augmentées et il n’a pas exclu une contribution de la Grande-Bretagne.     Mais “ce sont les pays qui ont des réserves substantielles, les pays riches   en pétrole et d’autres qui vont être les plus importants contributeurs à ce   fonds”, a expliqué M. Brown.
  •    Une éventualité que le secrétaire général de l’Opep a semblé écarter d’un   revers de main. 
  •     “Ce qui est surprenant, c’est que tout le monde se tourne vers l’Opep pour   se sortir de cette crise. A l’Opep nous sommes pour la plupart des pays   pauvres, nous ne pouvons pas sortir (les autres pays) de la crise”, a souligné   le secrétaire général. 
  •     Il a rappelé que l’organisation comptait parmi ses membres l’Angola et   l’Indonésie.     “Cette crise a son origine aux Etats-Unis et doit être résolue aux   Etats-Unis, ils en sont capables”, a-t-il insisté.
  •     L’Opep a décidé de réduire son offre de 1,5 million de barils par jour,   pour tenter d’enrayer la chute des prix du pétrole en pleine crise financière   internationale, à l’issue d’une brève réunion d’urgence vendredi à Vienne.
  •      La Maison Blanche a dénoncé cette décision tandis que le Gordon Brown s’est   dit “déçu”.     Le ministre qatari de l’Energie Abdallah Ben Hamad Al- Attiyah a rejeté les critiques occidentales “Si vous me dites +non, ne faites pas ça+, alors dites-moi quelle est la   solution”, a demandé M. Al- Attiyah.
  •      “Aujourd’hui, nous produisons beaucoup de pétrole mais personne ne veut   l’acheter.  Dans ce contexte, le secrétaire général de l’Opep Abdallah el-Badri n’a pas   exclu une nouvelle baisse de production, avant même la réunion ordinaire du   cartel prévue le 17 décembre à Oran.
  •      “Nous allons devoir attendre et voir comment le marché réagit (mais) si ce   problème continue il va falloir procéder à une nouvelle réduction”, a-t-il   déclaré. 
  •     “Avec ces prix peu élevés, nous n’allons pas être capables d’investir et il   va y avoir une pénurie d’offre” dans les années à venir, a-t-il prédit.
  •      Les prix du pétrole sont tombés lundi sous la barre psychologique des 60   dollars à Londres pour la première fois depuis le 16 mars 2007, dégringolant   jusqu’à 59,02 dollars.  
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