Macron s’apprête à reconnaître officiellement la Palestine
Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé son appel en faveur d’une solution pacifique à deux États, alors qu’il est attendu ce lundi à l’Assemblée générale des Nations unies à New York pour annoncer officiellement la reconnaissance de l’État de Palestine par la France.
Il a souligné la « douleur », la « souffrance » et la « détresse » des habitants de Gaza et de ceux qui vivent « sous les bombardements, sans accès à l’aide humanitaire ».
« Au fond, toutes les vies se valent. Et derrière tout cela, il y a des vies volées, des vies arrachées, des gens qui souffrent. Et ce que nous voulons, ce que la France veut, c’est la paix », a ajouté le président français.
Il a rappelé que cette reconnaissance représente le « début d’un chemin », en soulignant qu’elle s’accompagne de conditions et d’exigences à l’égard des parties concernées.
Dans une interview accordée dimanche à la chaîne américaine CBS News, Macron a précisé que la libération des otages israéliens constituait une « condition claire » avant toute ouverture d’ambassade en Palestine.
Il a par ailleurs exprimé son désaccord avec la conclusion récente d’enquêteurs de l’ONU selon laquelle Israël commettrait un génocide à Gaza.
« Nous ne qualifions pas la situation de génocide, car ce n’est pas une déclaration politique. Cela revient aux juges, ou éventuellement aux historiens, de qualifier un génocide, sur la base d’un ensemble de preuves, d’une jurisprudence claire et d’éléments établis », a-t-il expliqué.
Dimanche, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et le Portugal ont annoncé reconnaître officiellement l’État de Palestine, portant à 153 le nombre total d’États membres de l’ONU ayant pris cette décision, sur les 193 que compte l’organisation.
Onze autres pays, dont Malte, le Luxembourg, la France, la Belgique et l’Arménie, ont également fait part de leur intention de reconnaître l’État de Palestine lors de la 80e session de l’Assemblée générale, qui se tient ce mois-ci à New York dans le cadre du Débat général.