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Marché de l’électroménager du Hamiz: le «Taïwan» d’Algérie

الشروق أونلاين
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Une intense circulation automobile, des tas de cartons et de papiers sont jetés partout, des enfants en course contre la montre pour ramasser la plus grande quantité de déchets et de ferrailles « utiles » des commerçants qui proposent mille et un produits, c’est la « république » du Hamiz, un pôle commercial dédié en grande partie à l’ électroménager.

Le marché de Hamiz connu comme étant le plus grand marché des produits électroménagers n’était, il y a  à peine 15 ans, qu’une zone de pâturage pour bétail et l’élevage des moutons. En l’espace de quelques années seulement ce lieu « désert » situé à l’est d’Alger, est devenu un véritable pôle commercial. Durant la journée ce marché est saturé par les milliers de véhicules qui y entrent et sortent. Il s’agit notamment de clients venus acquérir différents produits électroménagers. Durant la nuit, la situation n’est pas très différente. En effet, les camions transportant des containers chargés de produits électroménagers commencent à affluer au marché à la tombée de la nuit bloquant la circulation au niveau de cette région où habitent quelque 35 000 habitants. Le  nombre de clients qui visitent ce marché dépassent le nombre d’habitants de cette région. Interrogé par Echorouk sur le prix de la location d’un local à usage commercial au marché du Hamiz, un commerçant nous a indiqué qu’un grand local dépasse les 110 000 DA le mois sur le  boulevard  principal et environ 90 000 DA/mois sur les ruelles secondaires. Cependant, poursuit-il, il est très difficile de trouver un local à louer sur ce boulevard « stratégique ». « Les propriétaires augmentent le prix de la location chaque année ce qui fait qu’actuellement le prix d’un grand local peut atteindre les 150 000 DA/mois », nous a indiqué un commerçant. La majorité des locataires à Hamiz ne dispose que de décision d’usufruits des parcelles de terre sur lesquelles ils ont construit des locaux et des maisons, mais n’ont pas des actes de possession de ces parcelles de terre ni de leur construction. «Je loue mes locaux aux commerçants et je n’ai pas le temps de régler les papiers administratifs de mes biens», a indiqué à Echorouk un des propriétaires de plusieurs locaux de la région. « Ce qui est le plus important pour moi c’est d’empocher le prix de location de mes locaux », a-t-il ajouté. « Les habitants de Hamiz ont bénéficié de parcelles de terre pour la construction d’habitations en 1989, cependant la situation administrative d’un grand nombre de bénéficiaires n’est pas encore réglée. Beaucoup d’entre eux se soucient peu de régler la situation de leurs biens vu qu’il existe des textes de loi qui leur permettent d’obtenir des documents administratifs leur permettant de louer leurs locaux », a expliqué à Echorouk, un élu à l’Assemblée populaire communale de Dar el- Beïda de laquelle relève la région du Hamiz.

 

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