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Mebarki: « Nous allons satisfaire les choix des nouveaux bacheliers »

الشروق أونلاين
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Mohamed Mebarki, ministre de l'ESRS

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed Mebarki a révélé dans cet entretien qu’il a accordé à Echorouk que les nouveaux bacheliers verront accorder l’un de leurs dix choix s’ils respectent bien entendu les critères requis. Par ailleurs, le ministre regrette qu’il y ait des spéculations au sujet de certaines spécialités affirmant que la moyenne requise dans le guide d’étudiant est celle liée à l’accès aux concours nationaux et que cette moyenne n’ouvre pas automatiquement droit à une inscription définitive.En outre, il regrette le classement mondial rendu public récemment et dans lequel les universités algériennes arrivent en bas du tableau lequel n’obéit pas selon lui à des critères scientifiques clairs.

Les inscriptions universitaires ont commencé et les nouveaux bacheliers n’ont pas pu cacher leurs craintes de voir leurs choix refuser…a quel point votre ministère respecte-t-il les choix de détenteurs du baccalauréat?

Tout d’abord, je profite de l’occasion pour féliciter tous les bacheliers ayant réussi leur baccalauréat et leur souhaiter la bienvenue à l’université. Pour revenir à votre question concernant le respect des choix, je tiens à rassurer tout le monde que leurs dix choix seront bien étudiés et ils n’auront qu’à respecter les choix que leur propose l’ordinateur en fonction des moyennes obtenues bien évidemment. Le ministère ne devrait pas affecter un étudiant vers une autre filière ne répondant pas aux dix choix proposés, sauf si la moyenne et les capacités de l’étudiant en question sont incompatibles.

Comme à chaque année universitaire, l’on dénombre entre 7.000 à 10.000 nouveaux bacheliers à voir leurs choix refuser, le ministère compte-t-il de réduire le nombre de recours introduits cette année?

 

Effectivement, nous avons mobilisé bon nombre d’enseignants universitaires en vue de réduire le nombre de recours et nous avons même autorisé aux parents d’accompagner leurs enfants dans les universités pour les aider à remplir leurs fiches de vœux. Notre but, c’est de permettre aux titulaires du baccalauréat de sélectionner les spécialistes qui ne risquent pas d’être refusées. Certes que la question des recours dérange beaucoup le ministère, mais nous ne pouvons pas en finir totalement avec ce phénomène. De ce fait, j’appelle les bacheliers à faire des choix en fonction de leurs tendances et de leurs moyennes.  

Vous avez introduit dans le nouveau guide d’étudiant nombre de spécialités indésirables, pourquoi les maintenir alors?

Il est vrai qu’il y a des spécialités indésirables, mais il n’est pas possible d’exclure certaines filières rien que pour satisfaire la volonté de la majorité sachant qu’il y a en revanche une minorité qui les choisisse. Quant à l’orientation obligatoire vers elles (spécialités), je dirai qu’il y a malheureusement des moyennes qui ne permettent pas aux bacheliers d’évoluer dans les filières de leur choix.

 

Pourquoi ne trouve-t-on pas des spécialités correspondant à la demande sur le marché du travail?

Créer de nouvelles spécialités ne se fait que sur décision gouvernementale en premier lieu et le ministère ne peut en créer sans avoir l’aval préalable du gouvernement.

C’est le gouvernement qui décide d’introduire ces nouvelles filières. Certes qu’il y a un manque, mais nous tentons de créer certaines branches en fonction des moyens d’enseignement et du nombre d’universités dont nous disposons. Nous sommes en pleine progression pour répondre aux besoins du marché de travail algérien.

Pourquoi existe-il de la spéculation concernant la moyenne requise pour accéder aux études en ingéniorat et en médecine?

 

C’est une question pertinente que je dois éclaircir. Il faut savoir que la moyenne telle que requise pour accéder à certaines spécialités, comme la médecine, l’ingéniorat et les classes préparatoires n’ouvre pas automatiquement droit à une inscription définitive. 

Certaines organisations mondiales ont classé les universités algériennes en bas du tableau. Quel commentaire faites-vous sur ce sujet ?

 

Je regrette ce classement et je dois expliquer un point: sur quelle base les universités algériennes étaient classées en bas du tableau? Ces organisations ne se basent pas sur des critères universels et pédagogiques, parce que d’autres organisations classent en revanche nos universités en haut du tableau d’où mon étonnement au fait que ces organisations non officielles classent des universités tchadienne et burkinabè en meilleures positions que les nôtres, alors que leurs étudiants parcourent des milliers de kilomètres pour venir étudier au sein de nos universités. S’il s’avère vrai, pourquoi parcourent-ils tant de kilomètres pour rejoindre nos universités?

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