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Mohamed VI annonce la « mort » de l’Union maghrébine

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Mohamed VI annonce la « mort » de l’Union maghrébine
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Mohamed VI, roi du Maroc

Le roi du Maroc, Mohamed VI a laissé entendre, mardi, lors de son discours prononcé au terme du 28e sommet de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba en Ethiopie, qu’il n’y aurait plus d’Union maghrébine « parce que la foi dans un intérêt commun a disparu ».

Cette déclaration intervient quelques jours après l’annonce faite par le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine (UA) et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel sur une rencontre prévue ce mois de février entre les ministres maghrébins des Affaires étrangères pour une réflexion sur la relance de l’UMA.

«La flamme de l’Union du Maghreb arabe (UMA) s’est éteinte, parce que la foi dans un intérêt commun a disparu», a jugé le monarque marocain.

 « L’élan mobilisateur de l’idéal maghrébin, promu par les générations pionnières des années 50, se trouve trahi », estime le souverain chérifien qui ajoute: « Aujourd’hui, nous constatons avec regret que l’UMA est la région la moins intégrée du continent africain, sinon de toute la planète. Alors que le commerce intra régional s’élève à 10% entre les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), et à 19% entre les pays de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), il stagne à moins de 3% entre les pays du Maghreb».

« Nos concitoyens maghrébins ne comprennent pas cette situation », soutient-il.

« Si nous n’agissons pas, sauf à prendre exemple sur les sous-régions africaines voisines, l’UMA se dissoudra dans son incapacité chronique à rencontrer les ambitions du Traité de Marrakech, qui lui a donné naissance il y a 28 ans», insiste-t-il.

Rappelons que Abdelkader Messahel a révélé, lors d’une interview accordée à Echorouk News, la tenue d’une rencontre en février à Tunis entre les ministres maghrébins des Affaires étrangères en vue de la relance de l’UMA.

D’après le ministre, l’Algérie est favorable à la reconstitution de l’organisation et à la révision de sa structure en vue d’une adaptation aux mutations qu’a connues le monde en général, et la région en particulier.

Par ailleurs, il a fait savoir avoir demandé au secrétaire général de l’UMA une réflexion globale autour du projet pour la débattre lors de la prochaine rencontre à Tunis.

En revanche, il a refusé d’imputer la responsabilité du gèle de l’Union à une partie donnée, affirmant que l’Algérie ait déployé de nombreux efforts en faveur de la coalition.

Au sujet des infrastructures, l’interlocuteur a évoqué l’autoroute reliant les frontières marocaines aux frontières tunisiennes, la route transsaharienne (Alger-Lagos), dont un tronçon de 200 km reste à achever au Niger, ajoutant qu’il s’agit là d’un processus d’intégration initié par l’Algérie.

Pour lui, l’Algérie est la première à avoir plaidé pour une intégration économique en vue de surmonter les difficultés politiques.

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