Mort d'un bébé dans une clinique privée à Constantine
Les services de sécurité ouvrent une enquête
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Les services de sécurité à Constantine ont convoqué avant-hier un nombre de victimes d’interventions chirurgicales qui ont causé à trois patientes l’énucléation d’un œil entier et la mort d’un nourrisson.
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Le propriétaire de la clinique spécialisée dans la chirurgie ophtalmologique a également été convoqué suite aux plaintes déposées par les parents des malades qui se sont rendus ces deux derniers mois à cette clinique, située sur les hauteurs de la ville, pour des interventions mineures, sauf que leurs cas se sont compliqués.
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Ces patients ont fini par perdre définitivement la vue et leur état s’est dégénéré au point qu’ils se sont vus arracher l’œil atteint.
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Un des plaignants a demandé l’ouverture d’une enquête après la mort de son fils unique, âgé de sept mois, des suites d’une intervention chirurgicale à l’œil, le 25 juin passé. Après un jeûne de plusieurs heures, un retard de l’intervention et une anesthésie, le nourrisson a fait trois arrêts cardiaques sur la table d’opération, puis il est tombé dans le coma et n’a été réanimé que lorsqu’il fut trop tard. Le bébé était pourtant né en bonne santé et il l’était encore avant l’intervention.
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Une autre victime habitant à Constantine a beaucoup souffert et n’a quitté l’hôpital que depuis trois jours. Elle n’a pas perdu seulement la vue mais carrément son œil. L’opération ratée qu’elle a subie le 16 août dernier lui a en plus coûté la somme de 4,2 millions de centimes.
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Elle attend d’aller psychologiquement mieux pour placer une prothèse qui ne lui rendra cependant pas la vue. Son fils ne manquera pas de souligner le mauvais traitement infligé à sa mère dans la clinique incriminée.
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Echorouk Al Yaoumi a rencontré trois autres victimes qui sont revenues sur la triste épreuve qui a assombri leur existence. Toutes n’ont pas reçu de prise en charge de la clinique après l’échec des opérations.
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L’audition prévue avant-hier devant les services de sécurité et le procureur de la république a été reportée en raison de l’absence du médecin spécialiste qui se trouvait à l’étranger.
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La commission ministérielle dépêchée d’Alger a pour sa part échoué à rétablir toutes les vérités à cause de certaines contradictions dans l’affaire.
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Les erreurs médicales existent certes mais quand elles se répètent en si peu de temps dans une même clinique, une enquête médicale rigoureuse et approfondie est la moindre des choses à faire.
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