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Oran/ Caméras de surveillance pour arrêter les fauteurs de troubles: 82 personnes écrouées

الشروق أونلاين
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Oran/ Caméras de surveillance pour arrêter les fauteurs de troubles: 82 personnes écrouées

Après trois jours d'actes de vandalisme, la quiétude était de retour ce week-end dans la wilaya d'Oran. La tension était pourtant à son paroxysme mercredi soir, mais El Bahia s'est réveillée le lendemain comme si rien ne s'était passé quelques heures plus tôt.

  • De sources fiables, nous apprenons que le calme est revenu suite à l’intervention de certaines personnes qui ont discuté avec les supporters en les invitant à faire preuve de sagesse, d’autant plus que les fauteurs de troubles étaient mêlés à des encagoulés qui ont saccagé et incendié. D’une protestation à l’encontre d’un match, la situation a gravement dégénéré.
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  • Dans  ce contexte, la journée d’avant-hier a été marathonienne après que la décision ait été prise de présenter les personnes interpellées devant le tribunal de Seddikia jusqu’à cinq heures du matin. 82 accusés ont été écroués alors que 105 autres (dont des mineurs) ont bénéficié d’une liberté provisoire.
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  • Les arrestations se poursuivaient encore hier. Les services de sécurité ont eu recours au dispositif de sécurité et aux caméras installées dans plusieurs artères de la ville pour notamment arrêter les personnes impliquées dans des pillages.
  • Echorouk a, d’ailleurs, appris que pas moins de 20 personnes accusées d’avoir volontairement occasionné des incendies ont vu leur affaire transférée vers le pénal, car il n’est pas question de délit dans ce genre de situation.  
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  • Les dommages matériels, eux, sont estimés à plusieurs milliards mais le montant définitif n’a pas encore été communiqué au regard de l’ampleur des dégâts.
  • D’autre part, la tension était palpable au tribunal, accentuée par les appels à la relaxation des mineurs. Certains pensent que la relaxation des mineurs contribuerait à instaurer le calme dans la ville, mais les brigadiers antiémeutes, en fin de semaine, n’étaient pas encore sûrs que le calme était totalement revenu.
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  • Des brigades spéciales d’interventions ont été mises en place en cas d’urgence au niveau des banques, des bureaux de poste et des annexes administratives de l’APC. Les sièges des consulats de France et d’Espagne eux aussi sont sous haute surveillance même si les troubles les ont auparavant épargnés.
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  • Des observateurs ont avancé que le dispositif de sécurité était faible à certains endroits ce qui a donné suite à d’importants actes de dégradations. Tel était le cas pour la banque Al Khalidj à la rue Sidi Chahmi, Société Générale à Maraval ainsi que le cinéma Maghreb. Les services de sécurité justifient cet état de fait par la difficulté de contenir les actes de vandalisme, tout en évitant de graves affrontements.
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  • Le grand absent lors des incidents à Oran, c’est la société civile dont certains se sont interrogés sur son silence. Le prêche du vendredi, par contre, a été consacré à la sensibilisation et à la mise en garde contre ce genre d’évènements qui peuvent avoir de lourdes conséquences.
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  • La ligue algérienne des droits de l’homme a, pour sa part, averti contre l’incompréhension des incidents qui ne sont pas liés uniquement à des résultats sportifs. Les conditions sociales difficiles y sont pour quelque chose.  
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  • Pour le parti du FFS, les parties qui sont derrière ces incidents doivent rendre des comptes, alors que l’Union de la jeunesse a appelé au calme.
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  • Par ailleurs, des sources ont rapporté à Echorouk que le conseil de sécurité de la wilaya s’est réuni hier et est revenu sur sa décision de mettre en place un couvre-feu nocturne. Le dispositif sécuritaire restera cependant en place pour une durée indéterminée, particulièrement pendant le procès des mis en cause.
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  • Certaines parties indiquent que des groupes d’intérêts sont derrière les incidents, ainsi que parties de la sphère politique. Un communiqué anonyme, dont Echorouk a obtenu une copie, affirme que les personnes qui ont affiché leur colère le premier jour des incidents lors de la défaite du Mouloudia d’Oran ont été mobilisées et exploitées ensuite par des inconnus qui les ont incitées au saccage.
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