Ould Abbès: « Seul Bouteflika qui décide de la composante du gouvernement »
Le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès a démenti les interprétations indiquant que lui et Abdelaziz Abdelkhadem se seraient réconciliés, réitérant le soutien de son parti au gouvernement même en cas de perte de portefeuilles ministériels.
« Je lui (Belkhadem) ai téléphoné pour lui proposer mon projet visant le rassemblement. Mais j’ai été surpris par ses déclarations rapportées par la (CNN) qui a déclaré la guerre à l’Irak et tué le journaliste Tarek Ayoub…Depuis, il est chez lui et mois je suis au secrétariat général du parti», a indiqué Ould Abbès dans une déclaration affirmant la perturbation des relations entre les deux hommes.
En effet, l’homme fort du vieux parti a parlé positivement de toutes les figures de l’opposition avec lesquelles il s’était entretenu, dont Mohamed Bourezam, Abdelaziz Ziari, El Hadi Khaldi, Mohamed Seghir Kara et Rachid Harraoubia…excepté Belkhadem, dont la relation avec lui serait toujours rompue.
Lors d’un point de presse animé, samedi, au siège de sa formation, Ould Abbès a renoncé à la revendication de son prédécesseur, Amar Saadani, qui affirmait que sa famille politique devrait s’emparer de la majorité des portefeuilles ministériels.
« Certes, nous disposons de 14 portefeuilles ministériels au sein du gouvernement actuel », a-t-il affirmé avant de renchérir: « Il n’y a aucun texte dans la constitution qui oblige du Président que la majorité des ministres soient issus du parti ayant la majorité parlementaire…Dans la constitution, c’est le Président qui décide et c’est clair…».
Par ailleurs, il a réaffirmé qu’il ne demanderait pas au chef de l’Etat de nommer des ministres relevant de son parti dans n’importe quel remaniement, réitérant ainsi son soutien à toute équipe gouvernementale choisie par le Président.
A propos de la grande polémique suscitée par le Forum africain des investissements et des affaires, le Sg du FLN s’est abstenu de tout commentaire, préférant éventuellement laisser l’affaire au chef de l’Etat pour trancher.
Pour ce qui est des alliances crées entre partis d’obédience islamique, en l’occurrence entre Ennahdha et le Front pour la justice et le développement (FJD) et l’annonce de la participation du FFS aux élections législatives, l’orateur a répondu que « cela ne nous dérange pas tant que le dernier mot revient au peuple. Leur participation devrait rendre la course plus intense».