-- -- -- / -- -- --
إدارة الموقع

Ould Ali: Le Printemps berbère est fini!

الشروق أونلاين
  • 1484
  • 1
Ould Ali: Le Printemps berbère est fini!
D.R
El Hadi Ould Ali, ministre de la Jeunesse et des Sports

Le gouvernement a tenu par la voix de son ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, originaire de la Kabylie, de riposter aux appels du séparatiste, Ferhat M’henni à des marches à l’occasion de la commémoration du 36e anniversaire du « Printemps berbère ».

« La revendication identitaire amazighe a été entièrement satisfaite par l’Etat », a déclaré mardi le ministre de la Jeunesse et des Sports sur les ondes de la Radio locale de Tizi Ouzou, avant d’ajouter que « la marche pour revendiquer Tamazight n’a pas lieu d’être».

Lors de son intervention en marge d’une visite de travail dans la ville des Genêts, El Hadi Ould Ali a soutenu que « le combat identitaire mené depuis les années 1980 et qui avait pour principales revendications, la reconnaissance de Tamazight langue nationale et officielle, son introduction dans le système scolaire, la création d’un Académie de la langue Tamazight et sa promotion en tant que langue et culture du peuple algérien, a abouti en 2016». Et ce en faisant allusion à l’officialisation de la langue amazighe à la faveur de la nouvelle constitution de 2016.

« La consécration de Tamazight langue officielle, dans la Constitution amendée de février 2016, marque l’aboutissement d’un combat mené par des générations pour la reconnaissance de cette composante de l’identité nationale», insiste-t-il.

Pour ce qui est de la commémoration du 36e anniversaire du Printemps berbère, l’ancien animateur du Mouvement culturel berbère (MCB), a affirmé qu’ « il s’agit  d’un Printemps de toute l’Algérie qui sera célébré cette année sous le signe de la consécration de Tamazight comme langue officielle».

Par ailleurs, il a soutenu que « la revendication de la reconnaissance de Tamazight s’est exprimée, dans un cadre national et qu’à aucun moment il n’a été question d’une dimension régionaliste ou de sectarisme». Sans les nommer, le ministre semble pointer du doigt Ferhat M’henni ainsi que ceux qui veulent revendiquer l’autonomie de la Kabylie à travers les manifestations du Printemps amazigh.  

S’adressant aux partisans de l’autonomie de la Kabyle, Ould Ali a tenu à rappeler que « l’Algérie qui a su préserver son unité et sa stabilité, grâce à son peuple qui ne s’est pas laissé manipuler, dérange beaucoup de pays notamment pour son principe de non ingérence dans les affaires internes des pays et son soutien au peuple palestinien et du Sahara occidental».

« Les Algériens sont conscients des dangers qui guettent leur pays et ne se laisseront pas entraîner dans un projet qui vise l’atteinte à l’intégrité territoriale du pays», a-t-il indiqué.

Et Ould Ali d’enchaîner:«Aujourd’hui, la population de la Kabylie aspire à vivre dans la sérénité et au développement par la création d’emploi et la promotion de l’investissement».

S’agissant de la promotion de la langue amazighe, il a dit que le « débat sur la langue Tamazight doit à présent revenir aux universitaires et aux scientifiques qui auront à se pencher sur les questions liées, entre autre, à sa standardisation, sa promotion, son développement et à sa transcription, dans un cadre dépassionné, serein et scientifique».

Pour rappel, El Hadi Ould Ali est considéré comme l’un des anciens militants pour la reconnaissance de l’identité amazighe et de l’officialisation de Tamazight. Etant un membre fondateur du RCD en 1989, membre du MCB et enfant de la région, le pouvoir qui veut en finir avec « la question qui fâche » semble avoir fait un choix qui n’est pas fortuit, en la personne de Ould Ali, pour répliquer au MAK conduit par M’henni.

Ajoutez un Commentaire

Tous les champs sont obligatoires et votre e-mail ne sera pas publié. Veuillez respecter la politique de confidentialité.

Votre commentaire a été envoyé pour examen, il sera publié après approbation!
Commentaires
1
  • Omar

    Je suis fier de mon arabite. Notre gouvernement faible et timide fait usage de la politique d'appaisement. Deux langues officilelles ne peuvent jamais faire une nation mais la detruisent. Je suis certain quej je fais partie de la majorite silencieuse qui dit non a l'officialisation de ce dialecte amazigh par la nouvelle constitution. Seul un referendum national aurait resolu ce virus une fois pour toute. Ces gens qui veulent nuire a l'unite du pays n'ont qu'une intention, latiniser notre nation par langue, religion et ethinicite.