Ouverture à Rome du sommet mondial de l'agence de l'ONU pour l'alimentation
Un sommet marqué par la présence de chefs d'état très contestés sur la scène internationale…
Le Zimbabwéen Robert Mugabe, d’abord, jugé par beaucoup responsable de la famine dans son pays, l’Iranien Mahmoud Ahmadinejad, ensuite, qui s’est illustré hier par de nouvelles provocations à l’égard d’Israël et des Etats-Unis.
Ban-Ki-Moon a rappelé les enjeux du sommet ce matin : “Les menaces, nous les connaissons tous. Mais cette crise alimentaire est l’occasion pour nous de de changer nos politiques passées. Nous devons répondre immédiatement à la flambée des prix alimentaires, mais nous devons aussi agir sur le long terme pour améliorer la sécurité globale de l’alimentation, et tenir cet objectif plusieurs années”.
Les bio-carburants sont l’un des dossiers chauds du sommet… Le président brésilien les a défendu ce matin, Ban-Ki-Moon, lui, a appelé à un consensus internationa
C’est la question qui taraude la FAO, l’agence des nations unies, chargée de l’agriculture et de l’alimentation. L’agence est d’autant plus préoccupée que partout dans le monde, les prix des produits alimentaires sont en train de flamber, dans le sillage des cours du pétrole.
Cette situation de crise sera au coeur des discussions du sommet qui s’ouvre ce mardi au siège de la FAO, à Rome en Italie.
“En matière d’importation, explique cet expert de la FAO, on constate que de nombreux pays continuent d’importer plus ou moins les mêmes quantités de produits que par le passé. La différence, c’est que, pour les mêmes quantités, il faut dépenser deux fois pluss d’argent, pour la bonne et simple raison que les prix ont doublé.”
Une cinquantaine de dirigeants seront présents à ce sommet. Parmi eux, Robert Mugabe, président du Zimbabwe. Sa présence est contestée notamment par des ONG qui l’accusent d’être à l’origine des famines qui frappent son pays.
Autre polémique : la venue du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad. Il est accusé de mener un programme d’armement nucléaire, à l’insu de la communauté internationale.
Plusieurs associations ont saisi l’occasion de ce sommet de la FAO pour exiger des actions concrètes. Exemple : mettre fin au développement des biocarburants, accusés de tirer vers le haut les prix des produits agricoles.