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Paris condamne les propos de Netanyahu annonçant le maintien de l’occupation de Gaza

الشروق أونلاين
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 La France a vivement condamné, jeudi, les propos tenus cette semaine par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, à l’occasion de sa visite à la Maison-Blanche, selon lesquels Israël « maintiendra » son occupation de la bande de Gaza afin d’assurer sa sécurité.

« Nous avons toujours été farouchement opposés à toute occupation de la bande de Gaza et de la Cisjordanie qui, selon nous, est contraire au droit international et que nous condamnons », a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay, Christophe Lemoine, lors de son point presse hebdomadaire.
– Situation terrifiante

Lemoine a également alerté sur la situation « terrifiante » à Gaza et en Cisjordanie, où la détresse humanitaire s’aggrave, tout en réaffirmant que la solution politique doit passer par l’existence de deux États, israélien et palestinien.
Le porte-parole de la Diplomatie française a salué les « efforts entrepris par l’Union européenne pour l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza », insistant sur « l’obligation de permettre un retour de l’aide de manière libre et massive ».

« La situation actuelle à Gaza est une situation terrifiante pour les populations civiles », a-t-il affirmé, soulignant que « les besoins de la population gazaouie sont énormes » et que « l’aide qui rentre actuellement dans le territoire n’est pas suffisante ».

– “Gaza Humanitarian Foundation”

Interrogé sur l’organisation “Gaza Humanitarian Foundation” (GHF), Lemoine a précisé que « ce n’est pas la solution qui a la préférence de la France », réaffirmant « un soutien complet à une distribution de l’aide humanitaire par les agences des Nations Unies », notamment l’UNRWA, le PAM et l’UNICEF.

La GHF, soutenue notamment par les États-Unis et Israël, est accusée d’avoir mis en place un modèle de distribution « militarisé » et dangereux, avec un nombre très élevé de morts ou blessés parmi les civils rassemblés aux centres d’aide — plusieurs centaines selon l’ONU et les autorités sanitaires palestiniennes — et des tirs de l’armée israélienne visant les populations affamées.

Ses méthodes sont également critiquées pour avoir contourné les canaux humanitaires traditionnels de l’ONU, pour leur manque de neutralité, d’impartialité et de transparence — y compris des démissions internes, des préoccupations sur la privatisation de l’aide et des appels au démantèlement émanant de plus de 170 ONG.

Lemoine a également dénoncé toute tentative « d’instrumentaliser politiquement l’aide humanitaire », rappelant qu’Israël « doit permettre l’entrée dans la bande de Gaza de l’ensemble de l’aide humanitaire ».

Pour rappel, depuis la reprise des hostilités par Tel Aviv le 18 mars 2025, après un cessez-le-feu, les attaques israéliennes ont tué plus de 7 100 Palestiniens, portant le bilan total à Gaza à plus de 57 600 morts, depuis le début du conflit en octobre 2023, suite à une attaque du Hamas.

La majorité des victimes palestiniennes sont des civils, notamment des enfants et des femmes. Malgré les condamnations internationales, les violations israéliennes persistent, aggravant la situation humanitaire déjà critique.

Pour rappel, la Cour internationale de Justice (CIJ) a ordonné à Israël, le 26 janvier 2024, de prévenir tout acte de génocide à l’encontre des Palestiniens à Gaza et de permettre l’accès à l’aide humanitaire. De son côté, la Cour pénale internationale (CPI) a émis, le 21 novembre 2024, plusieurs mandats d’arrêt, notamment contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis dans la bande de Gaza. Ce dernier est toujours à la tête du gouvernement israélien.

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