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Pour 11 jours fériés par an…l’Algérie perd 660 millions de dollars

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Pour 11 jours fériés par an…l’Algérie perd 660 millions de dollars

Pas moins de 660 millions de dollars par année, telle est le montant perdu annuellement par l’Algérie pour cause des journées fériées, et régies par le code des travailleurs. L’agenda national comprend 4 fêtes nationales et 5 fêtes religieuses, le cout d’une journée revient à 60 millions de dollars, et les pertes économiques se multiplient lorsque ces journées sont suivies de week-end.

  • L’expert en économie Abdelmalek Serai a révélé à Echorouk, aujourd’hui, samedi, que les journées fériées sont en vérité des absences au travail, et toute absence au travail est une perte palpable, que ce soit pour l’intérêt national ou bien pour le citoyen, qui perd le confort nécessaire pour sa vie. En effet, pour une seule journée fériée, l’Algérie perd 60 millions de dollars nets. Ce qui veut dire qu’en une seule année, l’Algérie perd 660 millions de dollars, si l’on comptabilise 11 jours fériés, entre fêtes nationales et fêtes religieuses, qui sont régies par le code algérien du travail. En effet, ces journées fériées correspondent aux mois suivants, les 1er janvier, 1er mai, 5 juillet, 1er novembre, Aïd Al Adha (02 jours), Aïd El Fitr (02 jours),  Awal Mouaharam, Achoura et le Mawlid Ennabaoui Echarif.

    L’expert Serai a révélé que ces journées sont une perte pour les productions agricole et industrielle, et des journées fériées pour les commerces et une ponction pour le marché, qui souffre du manque d’approvisionnement. Cela provoque la rupture entre le producteur et le commerçant, et entre ce dernier et le client. L’expert a cité des exemples quant aux souffrances du citoyen algérien et de ce qu’il endure dans sa vie quotidienne, à commencer par le manque de produits essentiels, l’absence du service minimum durant les Aïd et les jours fériés, y compris les services postaux, bancaires, les télécommunications, le transport et la santé.

    Les journées fériées sont devenues pour les algériens une coupure du train de vie, contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays, où la vie est plus active durant les jours fériés, et les citoyens sortent pour se balader, rendre des visites et faire le shopping. En Algérie par-contre, la vie s’arrête complètement, et les villes sont totalement paralysées.

    L’expert en économie a déclaré que la question exige des solutions pour alléger les répercussions négatives des fêtes. Et pour se faire, il faudra démarrer du principe que ne pas travailler est une perte, et toute perte doit être récupérée, et cela ne peut être réalisé que par l’instauration de la culture de la récupération des pertes et ce, à travers la récupération avec des heures supplémentaires qui seront du même volume horaire des journées fériées, et instaurer le système du service minimum durant les journées fériées et ne pas bloquer le commerce.

    Serai a défendu le procédé concernant la récupération des journées fériées, affirmant que c’est un procédé adopté dans de nombreux pays développés, à l’image de la Chine, où il est existe un contrat moral entre les travailleurs et leurs entreprises pour récupérer les pertes. L’expert Seraï affirmé qu’un nombre important de pays nous ont devancés pour adopter cette équation, à l’image de l’Iran qui comprend 16 fêtes.

     

     

     

     

     

     

     

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