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Poursuite des manifestations antigouvernementales au Yémen

Poursuite des manifestations antigouvernementales au Yémen

La police yéménite a tiré en l'air mardi pour disperser des manifestants protestant contre le gouvernement dans la ville industrielle de Taëz, au sud de Sanaa, tuant une personne et en blessant une autre, rapportent des sources médicales.

 

Les manifestants avaient dressé des barricades avec des pneus enflammés au troisième mois des manifestations ininterrompues pour obtenir le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir  au  Yemen depuis 32 ans.

Le Conseil de sécurité des Nations unies devait se réunir dans la journée pour débattre de la situation au Yémen, où les États voisins du Golfe craignent que la prolongation de la crise ne déstabilise durablement un pays aux structures encore très tribales.

“Les manifestants recourent à ces tactiques pour tenter d’envenimer la situation parce qu’ils estiment que leurs exigences ne sont pas satisfaites”, a expliqué Mohamed al Mohamedi, un étudiant contestataire de Taëz.

Les manifestants, qui devaient défiler devant le siège du gouvernorat, ont salué les soldats appartenant au bataillon du général Ali Mohsen, un ancien proche de Saleh qui avait envoyé ses troupes protéger les protestataires à Sanaa.

Ces derniers jours, les manifestants antigouvernementaux à Sanaa et dans le port d’Houdeïda avaient pareillement testé les réactions des forces de police en empruntant des parcours différents de leurs défilés habituels.

Les pays occidentaux et les alliés arabes du Yémen dans le Golfe œuvrent à une résolution visant à un transfert pacifique du pouvoir de Saleh, qui s’accroche au pouvoir alors qu’il semble de plus en plus isolé.

Saleh, qui a déjà perdu le contrôle effectif de plusieurs provinces, exige de pouvoir fixer lui-même les conditions de sa succession.

Des représentants de Saleh devaient rencontrer mardi à Abou Dhabi des ministres du Golfe pour tenter de mettre sur les rails des pourparlers allant dans ce sens.

La délégation yéménite est conduite par le ministre des Affaires étrangères, Aboubakr al-Kirbi, un diplomate de carrière internationalement respecté, et l’un de ses prédécesseurs, l’ex-Premier ministre Abdelkarim el-Eriani, apprécié à Washington.

La réunion d’Abou Dhabi se tient 48 heures après celle d’une délégation d’opposants au régime de Saleh, qui ont rencontré des ministres du Golfe pour faire valoir leur exigence d’un calendrier précis de retrait du président yémenite.

“Nous avons de grands espoirs que la réunion d’Abou Dhabi aboutira à un engagement clair sur le départ de Saleh”, a déclaré un des organisateurs des manifestations à Sanaa, Mechaâl Moudjahid.

“Nous ne prévoyons pas pour le moment de marcher sur le palais, mais nous allons intensifier notre mouvement de contestation avec une grève générale”, a-t-il dit.

Plus de 117 manifestants antigouvernementaux ont été tués depuis la fin janvier dans des affrontements avec les forces de sécurité.

Si l’opposition est inflexible sur le départ de Saleh, les conditions de l’immunité qu’il recherche pour lui-même et son clan posent problème.

Saleh semble de plus en plus isolé au sein même de son propre camp. Plusieurs membres de son parti, dont les anciens ministres du Tourisme, des Droits de l’homme et des Transports, ont formé lundi un nouveau mouvement favorable à son départ.

 

 

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