Première Conférence sur la Finance Islamique en Algérie
Logo d'une Banque Islamique
Alors que le modèle financier inspiré par le système libéral a montré ses limites ; la finance islamique se veut de plus en plus offensive et devient de plus en plus prisée par la communauté musulmane dans le monde. En Algérie, elle reste largement méconnue ; mais entre progressivement dans les mœurs.
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La Banque d’Algérie s’ouvre aux nouvelles options financières qui connaissent un véritable succès depuis cinq ans en progressant avec un taux de 15% chaque année.
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Dans les pays du Golfe persique, ceux du moyen Orient ; mais aussi en Asie et en Europe les banques islamiques connaissent un essor formidable.
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L’Algérie ne pouvant tourner le dos à cette réalité, elle étudie à travers ses instances compétentes en la matière, un ensemble de propositions à même de permettre aux banques et aux entreprises financières du secteur public et privé d’ouvrir des guichets spécialisés en finance islamique.
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Les transactions financières en accord avec l’éthique de l’Islam pourront se faire dès 2009, au niveau des banques traditionnelles qui hébergent les nouveaux guichets. Ce qui permettra à une grande partie de contribuables et aux responsables des petites et moyennes entreprises de bénéficier de produits financiers nouveaux. Par ailleurs, l’économie nationale s’ouvrira à de nouvelles possibilités pour stocker plus de liquidités car un grand nombre de personnes possédant des contrats avec des banques traditionnelles vont changer de partenaires.
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Monsieur Fouad Saïd, le directeur des grands comptes à la société générale, nous confirme que « la nouvelle décision va préparer le terrain à de nombreuses caisses d’investissement et des banques en faveur des produits islamiques ».
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Il est bien évident, que la refonte de la finance signifie que « l’économie algérienne sera gérée » au moins partiellement « selon les préceptes de l’Islam »
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Le financement des grands projets d’infrastructure n’échappera pas à cette réalité.
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Monsieur Haider Nacer, directeur central des affaires juridiques et de Régulation à la Baraka Bank nous dira que « le taux de croissance enregistrée par la banque Baraka en Algérie a permis de donner une idée sur le niveau réel de la demande actuelle »
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Baraka banque connaît comme la plupart des banques un surplus de liquidités.
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Rappelons au passage que son réseau d’agences est limité au Nord du pays.
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Par ailleurs, l’opacité entretenue actuellement par le cadre juridico-financier et qui se base sur la Loi sur la monnaie et le Crédit ne permet pas une grande visibilité sur l’ampleur des changements qu’est appelé à connaître le secteur bancaire.
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Mais dans une première approche, ce qui est convenu, ce sont de légères révisions des textes juridiques qui offriront la possibilité aux banques islamiques de présenter leurs écritures comptables, ce qui lèvera le doute sur la nature de leurs futures activités. L’expert en économie Abdelwahab Abdelhalim, prédira pour sa part que « l’Algérie va progressivement s’éloigner des banques qui favorisent l’intérêt pour les substituer par celles qui proposent les produits islamiques »
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De grandes pertes financières sont à prévoir si le secteur bancaire traditionnel sera déserté par les épargnants et collaborateurs.
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La société Salama Assurances est dirigée elle, par un expert économiste, spécialisé en assurances islamiques. Monsieur Reda Farid Benbouzid, nous parlera du volet financement islamique dans le secteur des assurances.
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Le « takaful » a déjà gagné du terrain dans de nombreux pays musulmans et représente, nous dit notre interlocuteur « la meilleure formule pour l’assurance vie ou l’assurance pour un grand nombre d’autres secteurs d’activités »
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« Aujourd’hui, la demande est énorme »nous a déclaré monsieur Benbouzid qui évalue le chiffre d’affaires actuel des assurances à environ 800 millions de dollars.