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Présidentielle américaine: L’opinion arabe “plutôt favorable” à Barack Obama

Présidentielle américaine: L’opinion arabe “plutôt favorable” à Barack Obama

• L'élection présidentielle américaine qui désignera mardi le 44ème Président des Etats-Unis, focalise l'attention des différentes opinions de par le monde, dont arabe, compte tenu de l'importance et le rôle de Washington dans la gestion et le traitement des grands dossiers internationaux.Le monde arabe et l’Iran, particulièrement, suivent avec intérêt la  campagne électorale que mènent les deux candidats à la Maison Blanche, le démocrate  Barack Obama et le républicain John Mc Cain, et attendent du nouveau locataire  du bureau ovale une politique plus pragmatique susceptible de résoudre la question  palestinienne, de mettre fin à la guerre en Irak et en Afghanistan et de trouver  une issue au dossier du nucléaire iranien.          A l’opposé de la politique prônée jusque là par George W Bush, qui  avait dans sa “guerre totale contre le terrorisme” ciblé des pays comme la  Syrie et l’Iran accusés de soutenir le terrorisme, le candidat démocrate Barack  Obama s’est attiré quelque peu les faveurs de l’opinion arabe après qu’il eut  exprimé notamment le souhait de dialoguer avec ces pays et sa décision de retirer  les troupes américaines d’Irak.           Des engagements qui n’ont pas laissés insensibles l’opinion arabe,  notamment les Américains d’origine arabe vivant actuellement sur le sol américain,  estimés à près de 3,5 millions de personnes et qui traditionnellement votent  républicain.          Selon les récents sondages réalisés par l’Institut américain Zogby  international, les Arabes- Américains s’apprêtent cette fois-ci à voter en faveur  du sénateur de l’Illinois, estimant qu'”Obama va se battre à l’intérieur des  Etats-Unis et non à l’étranger”.          Il représente pour eux le meilleur gage de paix dans le monde et pour  la relance de l’économie américaine.          “Quand je l’entends dire qu’il veut parler avec la Syrie ou avec l’Iran,  je le crois. S’il veut discuter, c’est qu’il ne va pas partir en guerre. Voyez  ce qui s’est passé en Irak”, résume un habitant de Dearborn (Michigan), une  ville où vivent quelque 30.000 arabes américains          Le discours de Mc Cain qui se situe en droite ligne de celui de Bush  ne prête pas à l’optimisme, relèvent des spécialistes, qui prévoient un changement  plus réel en cas de victoire du candidat démocrate, même si ce changement de  cap de la politique américaine ne devrait pas avoir de résultats dans l’immédiat,  car estiment-ils, il faudra du temps pour dessiner ce nouveau cap et obtenir  les consensus pour sa mise en oeuvre.          Mais Pour Abdel Azim Hamad, politologue égyptien “les promesses d’Obama  sont plus claires et vont dans trois directions. Il a promis de retirer les  troupes US d’Irak dès 2009, d’appeler à un dialogue avec l’Iran et la Syrie  et le plus important, c’est qu’il a fermement assuré que le règlement de la  cause palestinienne réalisera un intérêt national américain et constituera une  garantie pour la sécurité d’Israël”.          Sur la question Palestinienne, Ahmed Sabet, professeur de sciences po  à l’université du Caire est plus réservé. “il est peu probable que Obama ou  Mc Cain apporte du nouveau sur ce plan”, souligne t-il en mettant en évidence  la “complexité” de la situation actuelle, avec des négociations en panne, une  situation économique et sociale dramatique de la population palestinienne et  des différends internes entre le Fatah et le Hamas.En Irak, pays en guerre depuis l’invasion américaine, les opinions  sont partagées entre ceux qui estiment que l’arrivée d’Obama à la tête de la  première puissance mondiale sera suivie du retrait du contingent américain déployé  dans le pays et ceux qui considèrent qu’aucun des candidats à la présidentielle  américaine n’apportera de nouveau à la situation en Irak, du fait que Washington  soit en train de négocier avec Bagdad un accord de sécurité qui lui permettra  de prolonger sa présence dans la région.                Contrastant avec la prudence affichée par la plupart des capitales arabes,  l’Iran, que Washington accuse d’enrichir de l’uranium à des fins militaires,  a affiché, par la voix de son président du Parlement, Ali Larijani, sa préférence  au sénateur de l’Illinois qu’il considère “plus souple et plus rationnel dans  ses relations étrangères”.          “Nous penchons plus en faveur de Barack Obama car il est plus souple  et plus rationnel dans ses relations étrangères (…) même si nous savons que  la politique américaine ne change pas beaucoup” quel que soit le locataire de  la Maison Blanche, avait déclaré M. Larijani lors d’une conférence de presse  à Manama.          Par ailleurs, un sondage réalisé par l’institut canadien Globe Scan auprès  d’un échantillon de 22.531 adultes de 22 pays du monde a montré que des nations  comme l’Egypte, le Liban, les Emirats arabes unis et la Turquie avaient un penchant  pour Barack Obama, estimant qu’il contribuerait à améliorer les relations extérieures  des Etats-Unis (49% pour le sénateur de l’Illinois contre 12% pour John Mc Cain,  39% ne s’étant pas prononcés), tandis qu’en Palestine, l’opinion publique est  plus préoccupée par la situation humanitaire dans les territoires occupés, notamment  dans la Bande de Ghaza, soumis à un blocus israélien, que par la présidentielle  américaine.   Amira A           

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