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Proche-Orient : la paix ajournée

الشروق أونلاين
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Proche-Orient : la paix ajournée
Ahmad Qoreï, le chef des négociateurs palestiniens

Le constat est là. Réaliste, le chef des négociateurs palestiniens Ahmad Qoreï a exclu la conclusion de tout accord avec Israël avant la fin de l'année, au grand dam de Washington.

  • Palestiniens et Israéliens sont loin d’être sur la même longueur d’onde. La conclusion d’un accord de paix entre les deux parties piétine encore une fois; pas étonnant lorsqu’il devient apparent que les objectifs divergent. Les palestiniens s’attachent à parvenir à un accord global détaillé et non pas à un cadre d’accord comme le laisse entendre la partie israélienne.
  • Le chef des négociateurs palestiniens Ahmad Qoreï a dressé hier à Paris un constat d’échec des négociations avec Israël. Qoreï, objectif, écarte la conclusion d’un accord avant la fin de l’année.
  • Censée relancer les négociations de paix, la Conférence d’Annapolis aux Etats-Unis en novembre 2007 n’a pas réalisé les résultats escomptés, notamment ceux auxquels la Maison Blanche s’est farouchement attachée en insistant pour l’aboutissement à un accord avant la fin du mandat présidentiel de George W. Bush.
  • Les négociations auraient du trancher plusieurs points notamment le sort de Jérusalem, les colonies juives en Cisjordanie occupée, les réfugiés palestiniens, le tracé des frontières, l’eau, la sécurité, les relations entre Israéliens et Palestiniens.
  • Le chef des négociateurs palestiniens fait remarquer qu’Israël n’a rien réalisé de ce qui était prévu -peut-être préoccupée par sa situation politique interne-, mais pire, les exactions perpétrées à l’encontre des palestiniens se sont multipliées et les colonies n’ont cessé de s’étendre. Qoraï tient Israël pour seul responsable de cette énième impasse.
  • Ahmad Qoreï a par ailleurs plaidé pour une réactivation de l’initiative arabe de paix au Proche-Orient, présentée lors du sommet arabe de Beyrouth (2002) et relancée en mars 2007 à Ryad.
  • Ce plan rejeté actuellement par Israël prévoit une normalisation des relations entre les pays arabes et Israël en échange du retrait israélien des territoires arabes occupés depuis juin 1967, la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem-est pour capitale et un règlement “équitable et agréé” de la question des réfugiés palestiniens.
  • Il devrait d’ailleurs être discuté ce jeudi à l’occasion d’une rencontre prévue entre le président israélien et son homologue égyptien Hosni Moubarak.

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