Ramtane Lamamra : L'Algérie «un facteur de stabilisation régionale»
Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra a rappelé hier, dans un entretien accordé à la Chaîne internationale de la radio algérienne, que la politique extérieure de l’Algérie est née de sa propre Révolution et de sa lutte de Libération nationale basée sur le principe de l’autodétermination et l’intangibilité des frontières héritées au moment de l’accession aux indépendances.
Le ministre a relevé que des «principes ont été consacrés par l’Algérie combattante qui revendiquait le principe de l’autodétermination, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et l’intangibilité des frontières héritées au moment de l’accession aux indépendances.» M. Lamamra a rappelé que «c’est avec ce capital de lutte, de réalisations, de prestige et de respect que la diplomatie de l’Algérie indépendante a hérité du patrimoine de l’Algérie combattante.» Le chef de la diplomatie algérienne a, par ailleurs, noté que «l’Algérie a participé à la création de l’Organisation de l’unité africaine et s’est mobilisée pour faire en sorte que les principes de cette organisation puissent prévaloir.»
«Nous avons toujours travaillé à faire en sorte qu’en ce qui concerne le continent africain, les solutions soient conçues par les Africains eux-mêmes», a-t-il dit, réitérant qu’«il faut des solutions africaines pour les problèmes de l’Afrique et le reste de la communauté internationale devrait venir en soutien et en appui». Par ailleurs, M. Lamamra a soutenu que l’Algérie est un «facteur de stabilisation» régionale et partage avec l’Afrique et la communauté internationale son expérience dans la lutte-antiterroriste qu’elle a acquise en payant humainement un prix extrêmement élevé.
M. Lamamra a souligné que l’Algérie «partage avec l’Afrique et le reste de la communauté internationale l’expérience dans la lutte anti-terroriste qu’elle a acquise en payant humainement un prix extrêmement élevé.» «L’Algérie a été un pays pionnier dans la lutte contre le terrorisme», a ajouté M. Lamamra, regrettant qu’au moment où «l’Algérie menait seule la lutte contre le terrorisme, et au moment où nous donnions au monde ce rare exemple d’un pays debout contre le phénomène, dans certains pays occidentaux, qui sont aujourd’hui eux-mêmes frappés par le même fléau, on parlait de violence politique en Algérie ou même de guerre civile dans certains milieux politiques et médiatiques et autres.»
M. Lamamra a, dans ce contexte, affirmé que l’Algérie a triomphé seule du terrorisme et parachevé ce triomphe par la politique de la réconciliation nationale que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a conçue et menée avant son adoption «massive» par le peule algérien. Evoquant la question du «paiement des rançons pour la libération d’otages», le ministre a relevé que «l’Algérie a été l’un des premiers pays à faire bouger la communauté internationale pour criminaliser et rendre pénalement interdites les rançons dans des situations de prise d’otage».