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Rencontre Clinton-Lavrov-Brahimi: “Aucune décision sensationnelle” (Brahimi)

الشروق أونلاين
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La chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton a rencontré jeudi à Dublin son homologue russe Sergueï Lavrov et l’émissaire international pour la Syrie Lakhdar Brahimi, sans qu'”aucune décision sensationnelle”, selon ce dernier, n’ait été prise sur la Syrie.

“Nous n’avons pris aucune décision sensationnelle mais je pense que nous sommes convenus que la situation est mauvaise et que nous devons continuer à travailler ensemble pour voir comment trouver des moyens originaux d’endiguer les problèmes et de commencer, espérons-le, à les résoudre”, a déclaré à la presse Lakhdar Brahimi, après la rencontre.

“Nous avons fait beaucoup d’efforts pour travailler avec la Russie afin d’arrêter l’effusion de sang en Syrie et de commencer une transition politique”, avait déclaré Mme Clinton aux journalistes juste avant le début de la réunion tripartite.

Un responsable du département d’Etat à Washington a fait état d’une “discussion constructive” entre Mme Clinton et MM. Lavrov et Brahimi, “centrée sur un soutien pratique à la transition politique” en Syrie.

Les Etats-Unis et la Russie se sont “engagés à appuyer les efforts de M. Brahimi”, lequel devrait rencontrer “dans les prochains jours des hauts responsables américains et russes”, a encore dit le diplomate à Washington.

Mme Clinton et M. Lavrov ont parlé du rôle de M. Brahimi et “ont tous les deux beaucoup de respect pour sa mission et souhaitent le soutenir”, a également rapporté un autre responsable américain à Dublin.

Les deux dirigeants ont évoqué “la nécessité de continuer à envoyer des messages sur la ligne rouge à ne pas franchir et le caractère inacceptable de toute utilisation ou perte de contrôle d’armes chimiques”, a-t-il ajouté.

Mme Clinton, qui achève sa 38e visite en Europe depuis 2009, avait accepté cette rencontre non prévue alors que la communauté internationale redoute l’utilisation par le régime du président Bachar al-Assad d’armes chimiques.

Un responsable américain avait affirmé lundi que Damas mélangeait les composants nécessaires à une utilisation militaire du gaz sarin, un neurotoxique mortel.

Moscou est, avec la Chine, l’un des derniers soutiens du président Assad et bloque systématiquement les projets de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies condamnant son régime.

Les Etats-Unis ont cherché à convaincre la Russie de faire usage de son influence auprès du président Assad pour le persuader de quitter le pouvoir.

Hillary Clinton a réitéré mercredi à Bruxelles son souhait d’accroître l’aide à l’opposition syrienne, désormais regroupée au sein de la Coalition nationale syrienne. Washington a jusqu’à présent fourni une aide humanitaire à l’opposition syrienne et refusé officiellement de lui fournir des armes.

A Bruxelles, Mme Clinton a pressé le régime syrien de “prendre part à une transition politique et de mettre fin aux violences contre son propre peuple”.

“Nous souhaitons qu’il le fasse car nous croyons, comme vous le savez, que sa chute est inévitable. La seule question, c’est combien de gens vont encore mourir jusqu’à ce que cela se produise”, a-t-elle ajouté.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a recensé plus de 41.000 morts, en majorité des civils, depuis le début de la contestation contre le régime de Bachar al-Assad il y a plus de 20 mois.

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