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Sommet algéro-tuniso-égyptien sur la Libye

الشروق أونلاين
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D.R
Abdelaziz Bouteflika, Béji Caïd Essebsi et Abdelfattah Al-Sissi

Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi a annoncé dimanche un sommet tripartite regroupant son pays, l’Algérie et l’Égypte pour discuter de la crise libyenne.

« La Tunisie est en train d’œuvrer à réconcilier la Libye et à rétablir son unité nationale », a déclaré Béji Caïd Essebsi dans une interview accordée à une revue tunisienne.

« Nous sommes en mesure d’aller de l’avant sur cette voie et tenir des réunions au niveau des ministres des affaires étrangères des pays de la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte pour être étendues aux chefs d’Etats », a souligné le président tunisien.

En revanche, Essebsi n’a pas précisé la date de la réunion des trois ministres des affaires étrangères, non plus celle des dirigeants de ces trois pays.

« Les voisins proches de la Libye ont leur mot à dire dans la crise qui frappe ce pays. Car ces pays, l’Algérie, l’Égypte et la Tunisie ont grand intérêt de voir la Libye éradiquer le mal et se diriger vers l’entente et l’unité nationale. Aucun pays n’a le droit d’y intervenir suivant des agendas particuliers », a soutenu le chef d’Etat tunisien.

La démarche tunisienne intervient parallèlement aux informations relayées, quoiqu’elles ne soient pas confirmées de source officielle, selon lesquelles l’Algérie envisage d’organiser un dialogue direct entre les différents belligérants libyens. 

Outre l’Algérie, l’Égypte a de son côté eu des entretiens avec des parties libyennes, dont les dirigeants du Parlement à Tobrouk  et le maréchal Khalifa Haftar, tandis que des politiques libyens s’étaient entretenus auparavant grâce à la médiation tunisienne.

Mohamed Tahar Siala, chef de la diplomatie désigné du gouvernement libyen d’union nationale a affirmé ,samedi, que l’Algérie continue de rechercher une issue  consensuelle en Libye.

« Il n’y a pas une initiative algérienne claire parce que l’Algérie refuse d’ingérer dans les affaires internes de la Libye. Pour cause, les Etats craignent souvent le terme initiative perçu comme intervention dans les affaires internes des Etats », a tenu à expliquer Mohamed Tahar Siala.

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