Sonatrach perd 130 milliards dans un marché douteux!
Le tribunal criminel d’Alger a prononcé une peine de trois (3) ans d’emprisonnement à l’encontre de trois personnes impliquées dans un marché frauduleux d’un montant de 131 milliards de centimes, et divulgation de secrets sur des marchés concernant la Sonatrach.
Il s’agit de deux cadres du groupe Sonatrach, en l’occurrence « Kh.A » et « B. Smaïl » et le directeur d’une entreprise française « IGTA », Haward André Michel.
Ils sont accusés de complicité de détournement d’argent, de falsification de documents officiels, de faux et usage de faux, d’escroquerie, de corruption et d’atteinte à la société Sonatrach.
Pour rappel, le représentant du ministère public avait requis 10 ans de réclusion à l’encontre des trois prévenus.
Selon l’arrêt du renvoi, les dessous de l’affaire remontent à 2004 lorsqu’une lettre anonyme, parvenue aux services de sécurité, a attiré l’attention sur le directeur de l’entreprise française « IGTA », Harward André Michel qui se serait appuyé sur les deux cadres sus cités pour décrocher un marché portant réalisation d’une base de vie destinée aux cadres du géant énergétique national à Adrar.
Le Français a obtenu d’informations, concernant les autres offres des autres sociétés soumissionnaires pour décrocher le projet, qui lui ont été fournies par les deux accusés algériens. Ce qui a entraîné un important préjudice matériel à Sonatrach, sachant que le projet n’a jamais vu le jour.
L’arrêt de renvoi a mentionné également la falsification de documents par le ressortissant français, ajoutant que les deux cadres de la Sonatrach ont bénéficié en échange d’un voyage en France pris en charge par Haward André Michel et 100 millions de centimes chacun.