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Syrie : « Alep est devenue la ville de la mort »

الشروق أونلاين
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Syrie : « Alep est devenue la ville de la mort »

Allah Alali, ambulancier à Alep, en témoigne : les derniers quartiers rebelles de la ville, tombés hier aux mains du régime, sont le théâtre de ce que la France qualifie de « pire tragédie humanitaire du XXIe siècle ».

«Alep est devenue une ville fantôme, la ville de la mort. Si rien n’est fait, si la communauté internationale ne se mobilise pas, nous allons subir un massacre. Croyez-moi, on assiste à une crise humanitaire contre des civils, ça va être une extermination ! » Allah Alali, que nous avons pu contacter hier après-midi par téléphone, est ambulancier à Alep et travaille pour Syria Charity, une association qui œuvre pour l’aide humanitaire et médicale en Syrie depuis 201
Chaos sanglant
Le témoignage du jeune homme est un appel au secours. « Nous n’arrivons plus à sortir des caves où, depuis plusieurs heures, nous avons cherché à nous protéger. Il pleut beaucoup et les bombardements de l’artillerie et de l’aviation redoublent d’intensité. On ne sait plus quoi faire des cadavres… Il n’y a plus aucun interdit pour les forces russes et celles du régime, poursuit Allah. Elles bombardent, elles procèdent à des exécutions sommaires. »
La bataille d’Alep, entamée il y a cinq mois, s’est achevée hier après un intense bombardement et dans un chaos sanglant au sol. Les quartiers de l’est de la deuxième ville de Syrie sont tombés les uns après les autres.
Le dictateur syrien Bachar al-Assad, soutenu par les forces russes et vraisemblablement des milices iraniennes et libanaises du Hezbollah, se livrerait, selon les témoignages sur place, à des tueries aveugles contre les rebelles s’opposant au régime et contre une population à bout de force. Le carnage, selon l’ONU, aurait fait plus de 415 victimes civiles. « Plus un seul hôpital ne fonctionne, s’alarme Allah. Il n’y a plus qu’un point médical pour 700 à 800 blessés. Il n’y a plus d’aspirine, plus d’anti-inflammatoire, c’est une vraie catastrophe. »
Bachar al-Assad et les Russes ayant jusqu’ici refusé l’ouverture d’un couloir humanitaire, plus aucun convoi médical ne peut entrer dans Alep depuis le mois d’août. « Les habitants d’Alep ont le choix entre se rendre aux forces gouvernementales et se faire torturer et massacrer, ou alors mourir sur place. Tout le monde vit dans la peur des tortures, de la maltraitance, des viols », souligne Ziad Alissa, médecin-anesthésiste de retour d’une mission en Syrie pour l’ONG UOSSM (Union des organisations de secours et soins médicaux).
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