Toufik Zaibet honoré en Turquie
Le RHB est un « complément alimentaire » qui soigne le diabète. Dès que l’annonce a été faite par le ministre de la Santé, Abdelmlake Boudiaf,les pharmacies algériennes ont été prises d’assaut par des centaines, voire des milliers de malades sitôt les publicités passées dans la presse et à la télé.
Quelques jours plu tard l’administration a mis du temps à réagir et à interdire ce pseudo remède. Cela a provoqué une polémique autour des patients. Ainsi, le ministre Boudiaf a été le premier à recevoir des accusations. Ce dernier a désavoué toute responsabilité.
En effet, Toufik Zaibet se serait fait remettre un doctorat honorifique en Turquie ainsi qu’un brevet pour son « invention » , selon ce qu’ont rapporté plusieurs médias hier 26 décembre.
Ainsi, une photo largement relayée sur les réseaux sociaux montre un représentant de la société chargée de commercialiser « Rahmet Rabbi » en compagnie d’un responsable de l’union des universités arabes d’Istanbul qui aurait remis un brevet ainsi qu’un doctorat honorifique à Toufik Zaibet.
L’histoire de ce complément alimentaire présenté au début comme un médicament lève le voile sur de graves et inquiétants dysfonctionnements qui touchent plusieurs secteurs. D’abord, le nom du produit aurait pu alerter les autorités : Rahmat Rabi (la miséricorde de Dieu) ou RHB. Peut-on utiliser le nom de « Dieu » comme marque commerciale .
Ensuite, dans sa réaction, le ministère du Commerce a, sans le vouloir, révélé un grave dysfonctionnement : le produit n’a pas subi d’analyse avant sa mise sur le marché. Le ministère du Commerce a décidé d’effectuer des analyses seulement après l’éclatement du scandale.