Trente commerçants algériens pris en otage en Chine
Une trentaine de commerçants algériens ont été pris en otage par un homme d’affaires chinois, pour ne pas avoir payé leurs dettes estimées à des dizaines de milliards.
Le preneur d’otages est un investisseur chinois et propriétaire d’un bureau de transit ayant l’habitude de traiter avec des importateurs algériens.
Après avoir constaté l’accumulation de leurs dettes estimées entre 5 et 40 milliards de centimes, l’investisseur chinois a exigé des importateurs algériens de s’en aquitter. A sa grosse surprise, certains lui auraient tenu la tête et refusé de payer leurs dûs. En réaction, il a décidé de les retenir dans un hangar à Guangzhou et de ne les remettre en librté qu’une fois leurs dettes soient totalement payées.
Selon nos sources, les importateurs algériens en question seraient retenus dans des conditions inhumaines, en leur servant des plats préparés à base de viande de reptiles et d’animaux domestiques. C’est ce qu’a poussé d’ailleurs certains d’entre eux à entamer une grève de la faim, tandis que d’autres ont pu être finalement libérés après avoir payé leurs dettes.
Originaires des wilayas de Sétif, Constantine, Bordj Bou Arréridj, M’sila et Alger, les importateurs en question ont dû vivre l’enfer. Un importateur originaire d’El Eulma, sous le choc, nous a raconté avoir vécu le calvaire, et qu’un collègue à lui de Sétif se trouve toujours en captivité. Sa famille a dû vendre sa villa pour obtenir sa libération.
D’autres commerçants, spécialisés dans l’importation des produits électroménagers, ont préféré camoufler les faits de crainte de voir leur réputation écornée, eux qui sont quasiment connus de tous.