Trois zones industrielles sur le parcours de l’autoroute Est-Ouest
Le ministre de la petite et moyenne entreprise et de l’artisanat, Mustapha Benbada, hôte du forum d’Echorouk a levé le voile sur les procédures qui vont permettre de réaliser le projet de création de 200 mille PME, génératrices du million d’emploi promis par le président Bouteflika pour son troisième mandat.
- Avec enthousiasme, le ministre a abordé la question des entreprises indépendantes qui pourraient être créées et gérées par les banques, du couloir vert instauré par les banques pour recevoir les dossiers des jeunes désirant monter leur propre entreprise, et de l’enjeu de la compétitivité pour les entreprises nationales.
- Le ministre de la petite et moyenne entreprise et de l’artisanat, Mustapha Benbada, a affirmé que le gouvernement va dans le sens de la création de fonds d’investissements de wilaya pour financer les projets des jeunes chômeurs; une sorte de sociétés de participations gérées par les établissements financiers publics, et alimentées directement par le trésor selon le volume de développement propre à chaque wilaya.
- Des contrats seront signés avec les banques pour permettre aux jeunes porteurs de projets dans le secteur de la PME de bénéficier d’un traitement de choix incluant une rapide étude de dossiers n’excédant pas un délai de six mois.
- Mustapha Benbada a déploré l’absence d’une stratégie nationale pour la remise à niveau des entreprises. Il a estimé que l’arrêt du programme entamé en ce sens par son département est impossible. Cela nécessiterait une période transitoire avec la création d’une structure qui prendrait la requalification en charge.
- Le ministre de la PME insiste sur l’alternative car “il doit y avoir une certaine cohésion dans les programmes de requalification, sans effacer ce qui a été réalisé jusque-là”, faisant allusion par là à la stratégie industrielle lancée par Temmar, le ministre de l’industrie, et au sujet de laquelle Benbada émet des réserves.
- A propos des dettes accumulées par les PME, l’invité du forum a indiqué qu’il faudrait une décision politique pour leur effacement. Une étude au cas par cas est nécessaire, pour redresser la situation financière de l’entreprise ou le rééchelonnement de sa dette.
- Depuis 2004, plus de 1,5 million de postes d’emploi ont été créés dans le secteur, davantage au niveau des entreprises privées qui se sont taillées la part du lion en matière d’emploi. Les données reflètent une augmentation du nombre d’entreprises créés, atteignant plus de 519 mille en cinq ans, dont plus de 300 privées. Géographiquement parlant, un certain déséquilibre existe entre le nord et le sud, puisque 70% des entreprises sont concentrées dans le nord du pays.
- Le ministre s’attend à une modification de la loi pour que des succursales de banques soient créées pour financer l’investissement et régler définitivement les problèmes inhérents. Plusieurs propositions pour booster le secteur existent d’ailleurs dans ce cadre.
- L’Algérie a besoin de centres et de laboratoires pour protéger son marché de la contrefaçon et de la fraude, a déclaré le ministre, notamment pour les produits qui viennent de l’étranger. Ce contrôle est indispensable pour garantir les chances en termes de compétitivité. Poursuivant dans ce sens, Benbada révèle que 400 PME ont réussi à asseoir leur place sur le marché extérieur en parvenant à exporter. Néanmoins, la démarche demeure timide et beaucoup reste à faire.
- Le département de Benbada a élaboré un plan de travail qui sera prochainement remis au Premier ministre Ahmed Ouyahia. Le plan comporte 30 mesures, devant être incluses dans la loi de finances complémentaire, pour promouvoir les PME, assainir l’environnement et réguler le marché.
- Le ministère de la PME et de l’artisanat suggère par ailleurs la création de trois zones industrielles sur l’autoroute est-ouest d’ici 2010, ajouté à dix zones pilotes à l’horizon 2014, soit une moyenne de deux à trois zones annuellement. Un financement exceptionnel est souhaité pour implanter les petites et moyennes entreprises dans le sud du pays, d’ici la fin de l’année en cours.