Vers la création d’un comité de sauvegarde de la langue arabe ?
Des sources syndicales ont révélé qu’à l’initiative des partis politiques islamiques et nationalistes, des syndicats de l’éducation, de l’Association des parents d’élèves, de l’Association des oulémas et des personnalités nationales, un comité national de sauvegarde serait créé pour défendre et protéger la langue arabe et les principes immuables de la Nation, en réponse à la décision du ministère de l’Education d’enseigner la langue vernaculaire dans l’enseignement préparatoire et primaire.
L’initiative des ces personnalités politiques et syndicales vise à barrer la route aux détracteurs de la langue arabe, faisant valoir que la décision du ministère de tutelle entre dans le cadre de la relance par l’Algérie du projet euro-méditerranéen qui inclut entre autres pays Israël.
Cette question linguistique a divisé la société, malgré que la ministre de l’Education ait dit que «l’enseignement en langue arabe est incontestable et qu’il ne faut pas tromper la société». Tout en soutenant que «l’utilisation durant les deux premières années du cycle primaire de certaines expressions que l’enfant a reçu dans son environnement lui permettra d’acquérir les connaissances et d’éviter la déperdition scolaire précoce».
Pour rappel, l’enseignement de cette langue maternelle est une des 200 recommandations de la conférence nationale sur la reforme de l’école comme celle sur l’amélioration de la maîtrise des langues et des matières essentielles, tels que les mathématiques et la langue arabe afin d’augmenter le taux de réussite.