Violents combats autour de l'aéroport international de Damas
De violents combats ont opposé soldats et rebelles durant la nuit de jeudi à vendredi autour de l’aéroport international de Damas, a affirmé vendredi l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
Cependant, une source aéroportuaire à Damas a indiqué à l’AFP que le trafic aérien était normal vendredi et que l’embarquement des passagers se déroulait sans incident.
“Hier (jeudi), nous avons adressé un télégramme aux compagnies étrangères travaillant encore avec la Syrie et à (la compagnie nationale) SyrianAir pour les informer de l’état de la route de l’aéroport afin qu’ils annulent les vols vers Damas”, a affirmé vendredi à l’AFP une source aéroportuaire.
“Aujourd’hui (vendredi), après le rétablissement de la sécurité sur la route, nous avons envoyé un nouveau télégramme pour leur dire que la sécurité était rétablie”, a ajouté cette source.
“Les voyageurs de SyrianAir pour Jeddah via Alep ont achevé leurs formalités et attendent d’embarquer. Il y a un vol pour Le Caire prévu à 12H00 (10H00 GMT) mais nous allons le retarder pour attendre les retardataires et un vol pour Lattaquié est également prévu dans la journée”, a-t-elle précisé.
“En revanche, pour le moment, aucun avion n’a atterri mais le travail à l’aéroport est normal”, a expliqué cette source.
L’OSDH, qui s’appuie sur un réseau de militants et de sources médicales civiles et militaires à travers le pays, a confirmé que la route était ouverte et que l’aéroport fonctionnait normalement.
“Le côté ouest de la route de l’aéroport a été sécurisé et une petite partie du côté est, ce qui permet aujourd’hui aux voyageurs de l’emprunter”, a déclaré vendredi à l’AFP une source de sécurité.
“Mais le plus difficile reste à faire. L’armée veut prendre le contrôle du côté est, où se trouvent des milliers de terroristes et cela va prendre plusieurs jours”, a-t-elle poursuivi. Dans la terminologie du régime, le terme “terroristes” désigne les rebelles.
Les Comités locaux de coordination (LCC), qui coordonnent la contestation sur le terrain, ont affirmé qu’il y avait eu des combats autour de la piste ouest de l’aéroport et que les rebelles avaient bombardé une caserne militaire chargée de protéger l’aéroport, et pris une petite partie de l’aéroport.