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Visite «sous tension» de Valls en Algérie !

الشروق أونلاين
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La visite du Premier ministre français, Manuel Valls, pour 48 heures en Algérie, intervient dans un contexte particulier.

En effet, cette visite de haut niveau survient dans une atmosphère tendue après que le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, ait élevé, il y a deux jours, une protestation énergique auprès de l’ambassadeur de France, Bernard Emié, qui a été convoqué au siège du ministère des Affaires étrangères suite à la campagne de presse, hostile à l’Algérie et à ses institutions, menée en France dans différents médias et à travers d’autres activités publiques tout en faisant  valoir le fait que ladite campagne malveillante et fallacieuse, que l’invocation de la liberté de la presse ne saurait aucunement justifier, a atteint son paroxysme avec des manipulations diffamatoires délibérément dirigées contre l’institution présidentielle.

Manuel Valls trouvera demain son chemin vers le palais du Gouvernement semé d’embuches que sont les dossiers qui enveniment depuis peu les relations entre les deux pays.

En premier lieu, la manière partiale du quotidien Le Monde avec laquelle il a traité les révélations des «Panama Papers» concernant notre ministre de l’Industrie, Abdeslem Bouchouareb, et de surcroît oser mettre la photo du président Bouteflika en Une parmi les chefs d’Etats incriminés par l’affaire des «Panama Papers».

En deuxième lieu, le soutien indéfectible et injuste de Paris à Rabat dans la question du Sahara occidental envers et contre toute la communauté internationale et les résolutions de l’Onu.  

De ce qui précède, est-ce qu’il y aura une séparation entre les dossiers économiques et politiques pour être toujours dans la logique de «gagnant-gagnant» dans les relations algéro-françaises qui, d’ailleurs, ne se reflète pas beaucoup sur le terrain, côté algérien.

Ces relations n’ont pas été toujours au beau fixe, ni du temps de l’ancien président de droite, Nicolas Sarkozy, qui a réhabilité les harkis, ni du temps du président de gauche François Hollande qui se dit «ami de l’Algérie» auquel l’Algérie a fait beaucoup de concessions.

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