الأحد 07 مارس 2021 م, الموافق لـ 23 رجب 1442 هـ
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D.R

L’Institut Pasteur a annoncé, lundi 25 janvier,  qu’il arrêtait le développement de son vaccin contre le Coronavirus (Covid-19).

Une annonce qui n’a pas laissé indifférente la classe politique française qui s’indigne après cet «échec» et ce «recul de la recherche française sur la scène mondiale», ont rapporté des médias français.

Il s’agit en effet une décision douloureuse à prendre pour les chercheurs de l’Institut Pasteur, arrêter leurs recherches sur un potentiel vaccin français contre le coronavirus.

«Ce qu’on a comme information aujourd’hui laisse à penser qu’on ne sera pas capable de démontrer l’efficacité», déclare le professeur Bruno Hoen, directeur de la recherche médicale de l’établissement.

Les premières phases d’essai sont décevantes. Administré à des volontaires, le vaccin déclenche la production d’anticorps. Cependant, ces défenses immunitaires restent moins importantes que celles développées par une personne contaminée par le Covid-19. Le vaccin risque donc d’être inefficace. «Si tous les sujets développent bien les anticorps, ils les développent à un titre qui paraît trop faible pour laisser espérer une efficacité vaccinale», explique-t-on.

La recherche est immédiatement suspendue, histoire d’arrêter les frais. Elle a déjà coûté très cher: «cinq à six millions d’euros pour l’essai clinique». «Il faut être pragmatique, ce candidat n’avait pas d’avenir», selon le professeur Stewart Cole, directeur général d’Institut Pasteur. Un revers pour l’établissement et la recherche française en général face aux américains “Pfizer” et “Moderna”, qui ont déjà mis sur le marché des vaccins utilisant une autre technologie, l’ARN messager.

Recul de la recherche française sur la scène mondiale

Cette annonce a provoqué dans la classe politique française, à droite comme à gauche, une vague de commentaires indignés sur les réseaux sociaux, qui y voient la preuve du recul de la recherche française sur la scène mondiale.

«En pleine course contre la montre, l’Institut Pasteur jette l’éponge sur son principal projet de vaccin, tandis que Sanofi annonce une sortie retardée à la fin de l’année, faute d’efficacité, après des annonces en grande pompe. Ce déclassement scientifique est un camouflet», a tweeté le groupe Les Républicains de l’Assemblée nationale française.

«Pas de vaccin au pays de Pasteur ! Quel symbole ! Voilà où mènent la clochardisation de la recherche publique, le primat du privé, le triomphe du management et du profit. Les recettes de Macron mènent au déclin. Il est temps de dégager les gouvernants qui nous ont conduits là», a déploré pour sa part le député La France insoumise (LFI) Bastien Lachaud.

Washington met 10 milliards de dollars sur la table

«On a perdu la course au vaccin contre le Covid», après avoir empoché «1,5 milliard d’euros de crédits d’impôts divers depuis dix ans», abonde la Confédération générale du travail (CGT, syndicat français de salariés). Selon le syndicat, Sanofi comptait plus de 6 300 chercheurs en 2008. Ils seront moins de 3 500 après la future restructuration.

Malgré tout, est-il juste de parler d’échec de la recherche française alors que l’Union européenne (UE) dans son ensemble a montré ses limites? «L’UE n’a pas été capable de mettre autant d’argent sur la table que les États-Unis: quand Washington ajoutait 10 milliards de dollars aux financements de crise sanitaire avec l’opération Warp Speed dès le mois de mai 2020, Bruxelles disposait de son côté d’une enveloppe légèrement supérieure à 3 milliards de dollars», écrit Anne Bucher, ancienne directrice générale de la Santé à la Commission européenne, dans une note pour le think tank Terra Nova, publiée le 22 janvier, sur les enseignements à tirer de la course aux vaccins contre le Covid-19.

France Institut Pasteur Vaccin anti-Covid

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