Washington se remémore le rôle de l’Algérie dans la libération de ses diplomates à Téhéran
L’ambassade des États-Unis en Algérie a célébré le 36e anniversaire des accords d’Alger du 19 janvier 1981 ayant abouti à la libération des 52 diplomates américains pris en otage à Téhéran (Iran).
La crise des otages en Iran avait connu un dénouement grâce à la médiation jouée par la diplomatie algérienne entre 1980 et 1981.
A l’occasion l’ambassadrice des États-Unis à Alger, Joan Polaschik, indique un communiqué de l’ambassade américaine, a reçu jeudi 19 janvier 2017, un nombre de diplomates algériens ayant participé aux négociations ayant permis à la libération des otages américains détenus à Téhéran. Joan Polaschik leur a exprimé la gratitude du gouvernement et du peuple américains envers l’Algérie pour ses efforts dans la signature des accords du 19 janvier 1981.
Le secrétaire d’Etat adjoint, Warren Christopher, a fait la navette entre Alger et Washington et est parvenu à négocier un accord en vertu duquel les otages ont été libérés, en contre partie d’un dégel des biens iraniens et d’une levée des sanctions contre l’Iran.
Le communiqué n’a pas tari d’éloges sur le rôle joué par l’Algérie dans la résolution de la crise entre 1980 et 1982, ajoutant qu’après la prise d’assaut du siège de l’ambassade américaine à Téhéran par des manifestants le 4 novembre 1979, le secrétaire d’Etat américain adjoint a effectué de nombreuses visites à Alger et à la villa Montfeld, où l’Accord avait été signé entre le responsable américain et le ministre des Affaires étrangères Mohammed Seddik Benyahia, et qui met fin à la crise des otages.