Zitouni à Macron :« Entre nous il y a des rivières de sang qu’on ne peut oublier »
Le ministre des Moudjahidines, Tayeb Zitouni a affirmé, depuis la wilaya de Khenchla que les crimes perpétrés par le colonialisme contre le peuple algérien sont impardonnables.
« Entre nous (L’Algérie) et la France, il y a des montagnes de cranes et des rivières de sang, qu’on ne peut oublier du jour au lendemain. Nous avons tissé des relations pour régler des problèmes qui restent et resteront posés jusqu’à ce qu’ils soient solutionnés »,a martelé le ministre, vendredi soir, en marge d’une visite effectuée à la wilaya de Khenchla,retenue pour la célébration des festivités officielles de la journée nationale du Chahid célébrée le 18 février.
S’agissant des crimes du colonisateur, le premier responsable des Moudjahidines, a dévoilé que les essais nucléaires dans le Sahara algérien sont une preuve de l’atrocité des crimes commis par la France coloniale en Algérie.
M.Zitouni a notamment affirmé que son département collabore avec des parties françaises pour indemniser les victimes des essais nucléaires français effectués entre 1960 et 1966 à Reggane et Tamanrasset, ainsi la restitution des archives et les disparus de la Guerre de libération nationale, alors que des cranes seront notamment rapatriés en Algérie.
La visite du ministre des Moudjahidine s’est poursuivie hier avec une cérémonie d’inhumation des restes de 30 chahid, avant de présider l’ouverture des travaux du colloque régional portant sur le thème : « Les crimes coloniaux entre la mémoire et l’histoire ».