17 octobre 1961, une date écrite en lettres de sang
Impunité
C’est l’un des nombreux et tristes « repères » de l’histoire d’une guerre où la France coloniale a usé des moyens les plus répressifs pour contenir le mouvement de libération algérien.
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En France, l’hiver 1961 a été particulièrement rigoureux.
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Le froid soufflait sur la capitale Paris, et la répression aussi…
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Il est vrai que l’humiliation des algériens était devenue monnaie courante aux premières heures de l’insurrection armée en 1954.
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Mais avec le temps et les coups portés par le Front de Libération National à la police française, la répression devenait quasi systématique.
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Le préfet de police Maurice Papon encourageait ses effectifs en déclarant : « Pour un coup reçu, nous en porterons dix ».
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Cependant, tortures et exécutions se révélèrent de piètres méthodes devant un FLN plus que jamais animé par l’esprit de libération, et qui continuait à s’organiser et à agir.
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Le contexte politique que caractérisait le lancement très prochain de négociations entre la France et le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne, a constitué le déclencheur d’une campagne anti-algérien.
Bientôt, ses derniers étaient soumis à un couvre-feu pour endiguer toute percée du FLN et garantir le succès des négociations au profit de la France. -
C’est en riposte à cette mesure raciste que les algériens décidèrent d’organiser une manifestation pacifiste de trois jours.
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Ils étaient certainement loin de se douter qu’une activité pacifiste, qui à fortiori comptait dans ses rangs de nombreuses femmes accompagnées de leurs enfants, allait tourner au drame.
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La police française avait eu pour ordre de massacrer.
Elle le fera en brûlant, mutilant et précipitant les maghrébins dans la seine. -
Une nuit d’horreur qui fera plus de trois cent morts. Des algériens dont le seul crime était celui de vouloir exprimer leurs choix pour une Algérie indépendante.
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47 ans plus tard, cette Algérie se souvient de ses héros disparus en attendant que la France reconnaisse ses crimes de guerre.