2ème Sommet des premières Dames Arabes
La rencontre qui se tient aux Emirats Arabes Unis sur trois jours ouvre le chantier de « la sécurité de la femme ». La veuve de feu Cheikh Zayed ben sultan Al-Nahyen a associé la liberté et le développement à la sécurité dont devrait jouir la femme.
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Rania de Jordanie, Lella Selma du Maroc, Suzanne Moubarak, puis viennent les autres épouses de chefs d’Etat Arabes moins médiatisées mais néanmoins auréolées de leur prestige pour rehausser l’envergure du sommet auquel elles tiennent une tribune « pour la femme ».
Parler de la sécurité d’une entité aussi importante, c’est revenir à la source comme aura raison de le faire la première dame de Syrie Asma Al Assad.
Sécuriser « l’eau, l’alimentation, la culture » de millions de femmes arabes qui parfois marginalisées parce que pauvres ou analphabètes n’entendent aucun écho retentir pour les rassurer que leurs revendications seront prises en compte. -
Les femmes arabes, à tous les niveaux, ne peuvent faire l’économie d’une réelle compréhension des enjeux de la mondialisation.
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A l’heure où la crise financière fragilise encore plus les démunis-et le Monde Arabe en compte de nombreux- il est urgent de sécuriser la femme rurale qui pourrait peine devant un changement climatique ou une désertification galopante.
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Les femmes arabes en milieu urbain ne sont pas forcement mieux loties.
L’épouse du président tunisien est susceptible d’être interpellée. Car de cette Tunisie souvent présentée comme l’El Dorado de la condition féminine, des voix s’élèvent de mouvements associatifs qui dénoncent un recul dans la situation féminine. -
L’arsenal juridique tunisien, pour beaucoup avant-gardiste serait aussi pour beaucoup d’autres, parfois peu évident sur le terrain.
Alors, il s’agit de faire plus et mieux, essayer de s’imposer au-delà des lois dans un travail de proximité.Les premières dames arabes devraient mettre au point des programmes en faveur des femmes travaillant dans les secteurs de la santé, l’éducation, l’économie et les médias.
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Bref, des femmes en prise avec des réalités quotidiennes dans des activités clés et à forte répercussion sur la vie sociale.
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Dans le Monde Arabe, les initiatives et les combats collectifs au nom de la promotion de la femme se sont multipliés. Le mouvement associatif, a enrichi le débat avec un « langage » contradictoire et a mieux orienté les perspectives car par essence, il a recours à un travail de proximité et à un baromètre efficace.
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Parfois, ledit mouvement connaît des périodes de repli à cause de l’arrêt des subventions de la part d’autorités qui « n’apprécient pas ses prises de positions ».
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Ici, ce sont les libertés d’associations qui sont parfois contestées par les femmes.
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Mais un chapelet d’autres contestations font l’objet de mobilisations plus ou moins importantes de la part des femmes. La violence sous toutes ses formes, jusqu’à la tutelle des enfants en cas de divorce en passant par la lutte contre le harcèlement sexuel, le droit de vote ou d’obtenir un passeport personnel.
La question est différemment posée et surtout différemment traitée d’un pays à l’autre.
Il reste pour illustrer les « disparités » dans l’approche des gouvernants sur les perceptions et les droits conférés à la femme ; l’interdiction de conduire imposée à la femme saoudienne. -
Des interdits peuvent surgir quant à l’autonomie de la femme à consulter dans les hôpitaux.
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Aussi, l’accès à l’éducation qui a enregistré depuis « le réveil de la conscience Arabe » un grand succès cache parfois les restrictions dans le choix de disciplines interdites aux femmes dans certains pays.
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Ainsi, si les femmes des présidents Arabes sont venues à Dubaï, défendre chacune de son côté les réalisations de son pays. La première dame libanaise se réjouissant des succès du mouvement féministe de son pays, tandis que la seconde femme d’Omar el Bachir a parlé de la réussite du Soudan dans le développement de la famille et l’enfant ; Sheikha Fatima a avancé l’expérience des émirats dans la promotion politique de la femme.
Avec 60 % de postes gouvernementaux en faveur des femmes, les émirats peuvent faire des jaloux. -
Mais les femmes arabes dabs leur belle initiative de se pencher sur les problèmes dont souffrent des pans entiers de la population, ne perdront certainement pas de vue que toutes les bonnes intentions doivent avoir un terrain favorable pour s’exprimer concrètement.
Le terrain, disent les femmes qui mènent depuis longtemps le combat pour la promotion de leurs pairs, se situe au sein d’une démocratie plurielle où la conception de sécurité mais aussi de liberté d’expression et de droits de l’Homme sont comprises comme un tout « homogène » et essentiel pour le développement.