58 mille détenus dans les prisons algériennes
Des chiffres contradictoires sont avancés par le directeur général de l’administration pénitentiaire au sujet du nombre de détenus dans les prisons algériennes. Durant son exposé sur la situation des droits de l’homme dans les prisons algériennes, Mokhtar Felioune n’a cessé de répéter que le nombre de prisonniers s’élève à 58 mille, avant d’annoncer enfin le chiffre de 55 mille détenus.
- Le directeur général de l’administration pénitentiaire au ministère de la justice qui intervenait hier sur les ondes de la radio nationale n’a toutefois pas expliqué cette différence de chiffres, entre 55 mille et 58 mille.
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Par ailleurs, Mokhtar Felioune est revenu sur les réformes du secteur entamées en 2003 et les nouvelles mesures d’humanisation des conditions d’incarcération et la modernisation des prisons apportées par la loi du 6 février 2005.
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Pour l’invité de la radio nationale, le seul obstacle qui se dresse encore devant le programme des réformes, c’est la surcharge des pénitenciers qui engendre certaines difficultés mais il rassure: l’amélioration de la prise en charge des détenus a diminué les tensions dans les établissements pénitentiaires.
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Les prisons algériennes sont vétustes et sont devenues inadéquates avec les conditions d’incarcération prescrites par les conventions internationales que l’Algérie a ratifiées. 59 établissements pénitentiaires que compte l’Algérie ont été construits avant l’année 1900. Pour parer à cette défaillance, 81 nouvelles prisons seront réalisées à l’horizon 2012, principalement dans les hauts-plateaux et dans le sud, pour remplacer les anciennes.